Ma première photographie. J’avais une quinzaine d’année, en vacances dans les Pyrénées. Mon père m’avait prêté son Ricoh KR-5. Je me souviens de l’image, un reflet du soleil hivernal sur une petite mare. Je me souviens surtout du bruit du déclencheur, cette mécanique qui va faire une image, l’espoir d’avoir réussi la photo, l’attente.

Aujourd’hui c’est toujours la même chose. J’aime la photographie pour ce moment précis du déclenchement. Avant d’appuyer sur le bouton, il n’y a souvent que quelques secondes pour tout décider, voir la photo. Ces instants montent crescendo, une sorte de tension qui tient à la fois de l’appréhension et du désir, jusqu’à la pression du déclencheur : un instant qui cristallise toutes les émotions pour finir par l’espoir d’avoir quelque chose d’intéressant.

Après cela, plus rien. La photo enregistrée n’existe presque plus, il peut se passer des jours avant que je m’y intéresse à nouveau. Il y a juste l’envie de retrouver cette sensation, de faire une nouvelle photo, meilleure peut être.

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