Expo Diane Arbus : Blurb Mobile vous la raconte
9 janvier 2012

Je suis en mode Blurb en ce moment. Rien de grave rassurez-vous. J’essaie simplement de réaliser mon premier livre de photos à l’aide de leurs services, une des références dans le domaine. Mais cela, j’y reviendrai dans quelques temps lorsque mon projet sera terminé. Par contre, en recherchant ce qui était possible avec Blurb sur l’iPad, je suis tombé sur leur App Blurb Mobile. Il s’agit d’un éditeur d’histoires, une application qui a pour ambition de vous faire raconter des histoires et de les partager.
Pour cela vous avez la possibilité de rassembler 8 images, des clips audio (sur chaque image ou sur l’ensemble des images) et des vidéos. Tout cela mis en scène avec des thèmes et partageable sur le site de Blurb (votre fil d’histoire lié à votre compte Blurb) mais aussi sur Twitter, Tumblr, Facebook ou par mail. L’App, qui fonctionne sur iPhone et sur iPad, est « relativement » simple.
C’est donc à l’occasion de ma visite de l’exposition de Diane Arbus au Jeu de Paume que j’ai testé l’appli, histoire de vous la raconter. Voici quelques copies d’écran pour de vous donner une petite idée de la chose :
Un didacticiel très bien fait vous en apprend le principal c’est à dire la totalité des fonctionnalités qui restent encore basiques sur cette première version. Je dois dire que l’App autant sur iPad que sur iPhone est vraiment plaisante une fois que l’on en connait les limites. La gestion de l’audio par exemple est encore sommaire ; on ne peut pas importer de la musique mais seulement l’enregistrer via le micro. En réalité, ceci peut paraître logique puisque le but est de raconter une histoire en commentant les images. On peut mettre un clip sur chaque image mais aussi sur l’ensemble de l’histoire. Mais dans ce dernier cas on ne maîtrise pas la vitesse de défilement des images, impossible de synchroniser le son avec les images. En même temps je n’ai pas pu le vérifier car l’App a planté systématiquement lorsque j’ai voulu associer mon clip audio : il reste encore du travail à faire sur cette première version. La gestion des commentaires écrits est elle aussi tout aussi basique : pas de choix des polices, taille et couleurs et impossibilité de voir ce que cela donnera sur la version définitive. Par contre la gestion des images est impeccable : import, retournement, traitements légers, recadrage, choix de l’aspect (carré, paysage, portrait) et même un mode permettant d’assembler plusieurs images dans une seule. Associé à une App de traitement d’image comme Snapseed, on imagine tout le potentiel.
Le partage de l’histoire est enfantin. Vous disposez ensuite d’une URL qui pointe sur votre compte Blurb Mobile pour montrer vos chefs d’oeuvre. A noter qu’il est aussi possible d’enregistrer son histoire dans un clip vidéo sur l’iPad que vous pourrez diffuser ensuite comme bon vous semble. Cette fonction est d’autant plus intéressante, que vous pourrez réutiliser cette vidéo dans une autre histoire pour enchaîner des diaporamas par exemple.
Voici donc ma visite à l’exposition Diane Arbus. sur mon fil d’histoire sur Blurb Mobile :
Vous pouvez également la voir sur mon Tumblr, eiffair.me.
Au final on peut s’amuser avec cette App, même si cette première version mériterait une version 2 assez vite pour régler les problèmes de stabilité et aller un peu plus loin dans les fonctionnalités. J’ai oublié de dire que l’App est gratuite et passer à une version permettant d’écrire des histoires plus fournies en images et vidéos ne vous coûtera que 79 cts. Pourquoi s’en priver.
Pour revenir à l’exposition, inutile de vous dire que c’est l’évènement à ne pas manquer en ce début d’année (jusqu’au 5 février). J’ai eu la chance d’y aller samedi vers midi, un bon choix car il n’y avait aucune attente et les salles n’étaient pas encore envahies de monde. En présentant plus de 200 photographies, l’exposition rassemble les images les plus célèbres de Diane Arbus. Ce grand nombre de photos a malheureusement pour conséquence de montrer aussi des images moins intéressantes. La quasi totalité des images sont des portraits posés, de face. Même lorsqu’il s’agit d’inconnus Diane Arbus les fait poser pour les photographier ce qui installe une certaine rigidité, une certaine froideur mais en montrant la réalité frontale permet de transmettre directement le message au spectateur. Les deux dernières salles sont passionnantes. On y retrouve la biographie complète avec de nombreux documents (planches contacts, carnets, écrits, dessins) mais aussi une foule de renseignements techniques sur sa manière de photographier. J’ai particulièrement aimé la dernière salle qui présente ses différents appareils, ses tests, ses choix techniques, ses hésitations. On y voit à quel point la technique (appareil, choix des films, développement, présentation des images) était au coeur de ses préoccupations, faisant du coup tomber un mythe : les photographes les plus renommés n’ont pas construit leur oeuvre sur les seuls sujets qu’ils photographient, leurs choix techniques sont tout aussi importants à leur yeux et sont une préoccupation majeure pour leur travail.






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