Fuji-XE2C’est en 2010 que j’ai commencé ma plongée dans l’univers du X, je veux dire la gamme X de Fuji. Et j’ai très vite découvert que la taille et la performance, ça pouvait compter. Le X100 m’a apporté de nouvelles façons de photographier et sa discrétion m’a incité – et permis – d’explorer d’autres champs photographiques. Si le plaisir de photographier et la qualité du résultat étaient bien au rendez-vous (relire si besoin mes premières impression et mon test terrain), ce n’était pas sans une sensation d’un produit pas vraiment abouti. Des bizarreries ergonomiques et des performances décevantes ont terni l’image d’un appareil par ailleurs très séduisant. Il a fallu peaufiner les réglages pour compenser, se jouer des problèmes de fiabilité et attendre les mises à jour de firmware pour avoir enfin l’appareil qui était promis. Aujourd’hui, le X100 a gommé la plupart de ses défauts et on peut saluer Fuji pour la manière dont il a pris en compte les remarques de ses clients. D’ailleurs, c’est à ma connaissance un des seuls fabricants qui continue à fournir des évolutions majeures pour des produits qui ne sont plus au catalogue (cf. le firmware 2.0 sortir il y a quelques semaines sur le X100). Cette écoute du client a surtout permis à Fuji de bâtir sa gamme X en corrigeant et en ajoutant peu à peu les demandes des photographes. On peut considérer le X-E2 comme l’aboutissement de ces efforts. C’est aujourd’hui l’appareil le plus évolué technologiquement de la gamme (relire si besoins le comparatif des appareils de la gamme X). Le X-Pro1 , bien que disposant de fonctions plus riches (le fameux viseur hybride) repose sur un socle technologique qui a déjà deux ans. Au travers de mes premiers pas avec le Fuji X-E2, je vous propose donc de mesurer ce chemin parcouru.

Un peu comme un enfant qui vient d’avoir un superbe jouet à Noël et qui ne voit plus que lui, je suis donc parti pour quelques jours à Strasbourg avec le seul X-E2 et son 18-55 f/2.8-4R OIS. Mais revenons quelques jours en arrière : Je déballe mon cadeau au pied du sapin.

Prise en main

Ici, pas de joli coffret bling-bling avec du satin comme le X100. Le X-E2 se veut un appareil normal. Le boîtier semble bizarrement très léger et je ne retrouve pas cette sensation de qualité que j’avais perçue lors de sa présentation au salon de la photo. Juste une question de poids en réalité, car une fois la batterie insérée et l’objectif fixé, je ressens à nouveau cette impression du matériel sérieux et solide. Un contraste avec le X100 qui fait un peu « jouet » à côté. Même les commandes paraissent plus sérieuses : le bouton OK est enfin utilisable normalement, la molette un peu lâche a laissé la place à un pavé de quatre touches et le jog est remplacé par une molette enfin utile. Les commandes sur le dessus de l’appareil ont également été « durcies », en particulier la compensation d’exposition qui sur le X100 était systématiquement déréglée à chaque sortie du sac. Bref, une impression de solidité encourageante.

Pour ce qui est de la tenue en main, je suis moins enthousiaste. L’appareil, aussi petit que le X100, mais beaucoup plus lourd se trouve beaucoup moins adapté à une tenue en main prolongée. J’ai l’habitude d’utiliser une simple dragonne et de maintenir l’appareil par sa poignée lors de mes balades. Sur le X-E2, si la poignée offre un renflement suffisant, c’est surtout du côté du dos que cela pèche. L’espacement pour poser le pouce (sous la molette de réglage, avec un espace aménagé exprès) n’est pas vraiment au bon endroit pour mes mains et je me retrouve avec le pouce coincé entre la molette et le haut du renflement des touches AF-L/AE-L. C’est assez inconfortable après quelques temps, la faible épaisseur du boîtier obligeant à le tenir uniquement entre le pouce et l’index. Au point que je pense retourner à la classique courroie, la dragonne retournera sur le X100.

Ergonomie

Côté ergonomie, c’est un bond en avant en comparaison avec le X100 – même après les évolutions du logiciel interne. En vrac, quelques points qui font la différence :

  • les menus ont été revus et organisés, finies les listes d’options à rallonge.
  • la touche de menu Q permet d’accéder facilement aux principaux réglages : on navigue avec les touches de sélection, on modifie le paramètre avec la molette, un appui sur le déclencheur à mi-course et c’est fait.
  • Les touches de fonctions paramétrables se sont multipliées. Avec 4 touches paramétrables (Fn, Fn2, AE,AF), chacun doit pouvoir configurer l’appareil selon ses besoins d’autant plus que les options disponibles sont nombreuses. Pour ma part j’ai simplement attribué la fonction RAW à la touche Fn ce qui me permet de shooter en JPG et d’activer RAW à la demande. Les autre touches sont restées avec leur fonction native, Fn étant dévolue au paramétrage ISO.
  • La touche choisie pour les ISO permet d’accéder directement aux réglages des paramètres ISO Auto. Ce paramétrage de la fonction ISO Auto est un régal, j’aimerais bien avoir le même sur mon Canon 5DII : vitesse minimum, ISO minimum, ISO maximum.
  • La sélection du collimateur a été revue : la touche AF positionnée à gauche sur le X100 est maintenant à droite (touche de sélection bas). C’est un petit détail mais ça change tout par rapport au X100, on peut maintenant tout faire d’une seule main : appui une fois sur AF puis sur les touches de direction pour déplacer le collimateur, et utilisation de la molette pour en modifier la taille.
  • Deux touches séparées pour AF-L et AE-L : idéalement placées et reconnaissables facilement au toucher, l’une étant convexe, l’autre concave. Bien vu, j’y reviendrai.
  • La batterie : elle est presque deux fois plus grosse que celle du X100 et ça se ressent. Là où il m’arrivait d’utiliser trois batteries par jour avec le X100, j’arrive presque à faire la même chose avec une seule.
  • Le flash est de type pop-up, ce qui permet de l’éloigner de l’objectif, choix technique rendu obligatoire par la variété des objectifs qui pourraient être utilisés (et ainsi éviter qu’ils ne fassent de l’ombre sur l’image). Attention, il est indispensable de le sortir via la touche dédiée pour l’utiliser, même en mode flash auto.
  • Le wifi offre plusieurs fonctions : il permet de récupérer les images sur un ordinateur (PC ou Mac) via une application dédiée. J’aurais préféré quelque chose de plus simple, un peu comme un disque distant. Le transfert vers un smartphone s’effectue lui aussi via une application mais avec un système plus efficace : le X-E2 est vu comme un réseau wifi auquel il suffit de se connecter pour voir son contenu. Enfin le wifi permet de récupérer des informations de géolocalisation depuis l’application smartphone : ce n’est ni pratique ni très simple. Un GPS intégré aurait été préférable.
  • Evidemment, toutes ces améliorations ne sont pas au détriment de la philosophie de la gamme Fuji X. On retrouve toutes les fonctions accessibles directement via molettes et boutons : vitesse, diaphragme sur l’objectif (série R uniquement), mode AF (auto, manuel, continu), compensation d’exposition, AF-L et AE-L.
Fuji-XE2-X100-Dos

On peut dire que l’ensemble des griefs que l’on pouvait faire au X100 sont corrigés. Même les possesseurs d’un X-E1 y verront des améliorations bienvenues. Il reste quand même quelques points qui pourraient être améliorés. Ils ne touchent pas à la conception de l’appareil et pourraient donc être corrigés par une simple mise à jour de firmware :

  • La touche Drive a pris la place de la touche View Mode qui a…disparu. Oui, disparu. C’est là la seule grosse faute d’ergonomie du X-E2, mais elle est pour le moins agaçante. A la place, on dispose de trois réglages pour l’utilisation du viseur et/ou de l’écran, réglages bien cachés dans le menu et non affectables aux touches de fonction : détection oculaire (l’affichage bascule de l’écran au viseur quand on approche son oeil), écran uniquement, viseur uniquement ou viseur uniquement avec détection (l’écran est toujours éteint, le viseur s’active quand on approche l’oeil). Hélas, aucun de ces réglages n’est totalement satisfaisant car l’utilisation la plus courante est de viser avec le viseur et de visualiser avec l’écran, ce qu’il était possible de faire en jouant avec la touche View Mode sur le X100. Pour faire la même chose avec le X-E2 il faudrait retourner dans les menus quand on passe de la prise de photo à la lecture à chaque fois. Inconcevable. J’ai choisi la première option, qui ne me satisfait pas vraiment : l’écran est toujours allumé ce qui n’est pas très discret et le temps d’activation de l’EVF (assez long) n’est pas idéal. J’aurais pu choisir « EVF seul » mais cela oblige à regarder ses images dans le viseur et pire encore, à faire tous ses réglages dans les menus avec le viseur ! Il est indispensable que Fuji remédie à ce problème dans une proche mise à jour, un problème que j’ai retrouvé systématiquement dans tous les articles des photographes qui ont testé le X-E2.
  • Beaucoup plus anecdotique, le menu Q est perfectible : Il manque la possibilité de modifier les éléments présentés dans ce menu, une grande partie étant consacrée au rendu JPG. La touche permet également, en la maintenant appuyée, d’accéder à l’un des 6 jeux de réglages personnalisés que l’on peut enregistrer. Là encore, ces jeux de réglages ont une utilisation limitée car ils ne permettent de mémoriser que les fonctions suivantes : ISO, plage dynamique, simulation du film, balance des blancs, couleur, détail, lumière, ombre, réduction de bruit. J’aurais aimé un choix plus large, par exemple le mode AF, la taille et l’emplacement des collimateurs, la méthode de mesure, le retardateur, etc. Juste de quoi faire des jeux qui s’adaptent à différents types d’utilisation.

Sur le terrain

Assez de théorie, je vous propose de voir le reste des fonctions dans la vraie vie. J’ai essayé d’utiliser le maximum des fonctions de base pendant ce weekend, histoire d’avoir une vue assez complète.

J’aime la façon dont on fait corps avec l’appareil et le bruit du déclencheur n’y est pas totalement étranger. On retrouve presque le bruit du miroir, un bruit qui peut être gênant dans certains cas mais qui reste tout de même la madeleine de Proust de tout photographe. Le clic-clac, ce n’est pas rien. Le X100 a une discrétion absolue qui est un grande qualité dans certaines circonstances, mais l’absence totale de bruit au déclenchement donne à l’appareil un aspect un peu fragile, une sorte de faux appareil. Je sais, c’est idiot, c’est juste un ressenti.

Le viseur électronique est plutôt agréable, il n’y a qu’en forte luminosité où cela devient plus difficile. Par rapport au X100 on gagne en définition, en temps de réponse : une qualité en hausse qui se voit nettement.

Quant à la mesure d’exposition, elle est toujours juste et je n’ai pas vraiment réussi à prendre l’appareil en défaut. Allié à un rendu JPG de type Sensia, on obtient des images plaisantes sans exagération de la saturation ou du contraste.

 Note : toutes les images publiées dans cet articles sont des JPEG sortis du boîtier sans aucun traitement supplémentaire.

f/5.6 - 1/60 - 640 ISO

f/5.6 – 1/60 – 640 ISO

f/6.4 - 1/60 - 500 ISO

f/6.4 – 1/60 – 500 ISO

f/3.6 - 1/140 - 200 ISO

f/3.6 – 1/140 – 200 ISO

f/4.0 - 1/100 - 200 ISO

f/4.0 – 1/100 – 200 ISO

Comme je l’ai déjà indiqué, je suis un grand fan de l’auto ISO. J’ai utilisé quasi exclusivement le réglage suivant, en particulier pour les photos en atmosphère sombre : ISO mini : 200 (c’est la valeur native), vitesse mini 1/60, ISO maxi 1600. Habitué aux performances de mon vieux 5DII qui commence à lâcher les moutons dès 800 ISO il me semblait que 1600 était un grand maximum. Au retour sous Lightroom, je me suis aperçu que j’aurais pu monter d’un cran à 3200 et avoir encore des images d’une excellent qualité. J’ai fait exclusivement du JPEG pour cette première sortie, on pourrait donc penser que la conversion interne des RAW est le seul responsable de ce résultat. Mais l’absence de lissage et un piqué toujours là me font penser que c’est bien la qualité du capteur X-Trans II qui donne ce résultat. Des tests complémentaires me permettront de le vérifier.

f/2.8 - 1/30 - 1600 ISO

f/2.8 – 1/30 – 1600 ISO

f/3.2 - 1/17 - 1600 ISO

f/3.2 – 1/17 – 1600 ISO

Crop 100% - Cliquez pour voir en taille réelle.

Crop 100% – Cliquez pour voir en taille réelle.

J’ai également mentionné plus haut les boutons AF-L et AE-L séparés. J’y reviens car c’est indéniablement un plus, que j’aimerais bien avoir sur tous mes appareils. Avec ces deux commandes séparées, on peut facilement traiter toutes les situations de cadrage/exposition sans même avoir recours au déplacement du collimateur, juste en jouant sur le recadrage. C’est bien plus efficace, car les boutons sont idéalement placés alors que le déplacement du collimateur nécessite plusieurs manipulations. Ainsi pour mesurer une exposition sur le cadrage définitif avec un sujet décalé, il est très facile de faire la mise au point sur le sujet, appuyer sur AF-L, recadrer, appuyer sur le déclencher à mi-course pour mesurer l’exposition sur toute la scène et déclencher. Dans une situation inverse (avec une mesure spot par exemple), on peut viser l’endroit qui doit mesurer la lumière, appuyer sur AE-L, recadrer, appuyer sur le déclencher à mi-course pour faire la mise au point et déclencher. Génial.

f/2.8 - 1/40 - 1600 ISO

f/2.8 – 1/40 – 1600 ISO

f/2.8 - 1/60 - 400 ISO

f/2.8 – 1/60 – 400 ISO

L’appareil dispose d’une nouvelle fonction appelé Pré-AF que je n’ai pas pu (encore) tester mais qui peut se révéler très intéressante pour de la photographie de rue. En activant cette fonction, l’appareil fera continuellement la mise au point, sans attendre d’enfoncer le déclencher à mi course. Ainsi – théoriquement – dès que vous visez votre sujet, il est déjà net. Ca mérite quand même un test sur le terrain, pour mesurer son efficacité et surtout l’impact sur les batteries.

La détection de visage est également bienvenue, une fonction qui peut rendre de grands services en photographie de rue.

f/3.6 - 1/60 - 500 ISO

f/3.6 – 1/60 – 500 ISO

La fonction panoramique des compacts et hybrides est souvent bluffante. C’est également le cas avec le X-E2, difficile de voir les raccords. Par contre la fonction de balayage est un peu délicate à maîtriser, il semble que l’image finale montre une plage beaucoup plus étroite que celle balayée en réel.

f/4.5 - 1/220 - 640 ISO

f/4.5 – 1/220 – 640 ISO

Fuji a beaucoup travaillé sur la mise au point manuelle ces derniers mois. On retrouve ici les nouveaux outils : le focus peaking (pic haute lumière dans le manuel) et le split image (diviseur numérique). Le focus peaking ressemble à celui ajouté dans le firmware 2.0 du X100. Ces aides à la mise au point me paraissent limitées à des sujets immobiles. Le focus peaking peut être vraiment efficace en photographie rapprochée. Quant au split image, il n’est vraiment efficace qu’en bonne condition de lumière. Je dois encore tester ces fonctions pour me faire une idée, je manque clairement de pratique pour donner un avis définitif.

En réalité si j’ai peu utilisé la mise au point manuelle, c’est que je n’en ai pas réellement eu besoin. L’autofocus me l’a fait oublier. L’autofocus, justement le talon d’achille des premiers X100. Même après les améliorations de firmware apportées au X100, et qui lui ont permis de devenir très bon, on est ici dans une catégorie bien supérieure. L’autofocus est rapide et efficace, le jour et la nuit. Fuji a beaucoup travaillé sur cet aspect qui était en passe de devenir un boulet pour son image : le nouveau capteur X-E2 dispose de pixels permettant la mise au point par détection de phase (type réflex) en plus de la détection par contraste. Je ne sais pas si c’est cela qui fait la différence ou l’arrivée d’un processeur plus rapide mais les progrès sont énormes. Le 18-55 y est certainement aussi pour quelque chose, il est très rapide. Evidemment, on ne peut pas encore comparer avec l’AF d’un réflex, mais l’autofocus du X-E2 est largement suffisant pour la plupart des situations de prise de vue.

On peut terminer par une note plus contrastée concernant la balance des blancs en lumière artificielle qui est souvent à côté de la plaque. Les images sont très jaunes et manquent de naturel. C’est assez étonnant, car généralement bien maîtrisé par Fuji.

f/4.5 - 1/60 - 320 ISO

f/4.5 – 1/60 – 320 ISO

Objectif XF 18-55 f/2.8-4 R LM OIS

Cet objectif, fourni en kit avec le X-E2, n’a rien à voir avec ce que l’on trouve habituellement avec les kits réflex. D’abord par sa plage d’ouverture, mais aussi parce qu’il intègre les technologies les plus évoluées de la gamme XF : moteur linéaire pour améliorer la vitesse de mise au point, stabilisateur, bague d’ouverture. En main, le 18-55 (équivalent 27-82 en plein format) séduit par sa finition et son aspect robuste. Les bagues sont agréables à utiliser et on peut dire qu’il est en parfaite harmonie avec le ressenti du X-E2. Il est suffisamment compact pour ne pas apparaître démesuré une fois monté sur le X-E2. Je pense qu’il est également pour beaucoup à la rapidité de l’autofocus. Des tests rapides avec le 35 f/1.4 R m’ont démontré que tous les objectifs de la gamme XF n’étaient pas aussi rapides (le 35 est un des plus anciens et Fuji a clairement indiqué qu’il avait souhaité favoriser la performance optique sur cette objectif, quitte à sacrifier un peu de vitesse).

f/5.6 - 1/75 - 200 ISO

f/5.6 – 1/75 – 200 ISO

Pour ce qui est des performances optiques, je ne peux que donner un avis partiel pour le moment. Ayant photographié essentiellement en JPEG, je ne peux discerner facilement ce qui provient des qualités intrinsèques de ce qui provient du traitement interne des RAW. La faible luminosité qui a perduré pendant mon séjour m’a amené à faire une majorité d’images en ISO supérieur à 800, il semble que le piqué en ait été un peu victime, en raison du lissage pour compenser le bruit. Par contre, les performances semblent très homogènes sur la totalité du champ, du centre à la périphérie. Ceci semble être le résultat du système de modulation optique (LMO) dont est pourvu le X-E2 et qui permet de compenser les défauts optiques de chaque type d’objectif. Je dirais, au vu de ces premiers essais, que le 18-55 est un très bon objectif, sans être pour autant exceptionnel. Tests à suivre, en particulier par comparaison avec le 23mm f/2 qui équipe le X100.

Crop 100% - Cliquez pour voir en taille réelle.

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Au final

Le Fuji X-E2 est un appareil qui se fait oublier, et c’est sa grande qualité.

Il se fait oublier car son ergonomie permet une utilisation sans compromis. Il se fait oublier car il est réactif, que ce soit son AF ou son fonctionnement global. Il se fait oublier car il reste suffisamment petit et discret pour être emmené partout. Enfin, il se fait oublier car la qualité des images qu’il produit inspirent une confiance totale.

D’une manière générale ce qui caractérise le X-E2 par rapport à ses prédécesseurs est sa rapidité : il n’a pas seulement un AF rapide mais toutes les opérations ont des performances améliorées. Avec le X-E2 il n’est pas nécessaire de chercher des artifices pour contrer les lenteurs de l’appareil ou ses défauts d’ergonomie. Tout va plus vite et cela ajoute au plaisir d’utilisation.

Au fil des mises à jour, la gamme ne cesse de s’améliorer que ce soit techniquement mais aussi ergonomiquement. Même les mises à jour qui peuvent paraître anecdotiques (X100 vers X100s, X-E1 vers X-E2) apportent de réelles avancées qui en font résolument des appareils nouveaux. Avec l’arrivée imminente du X-T1 la semaine prochaine, Fuji aura en quelques mois bati une gamme d’appareils pour toutes les catégories de photographes. En partant d’une feuille blanche, on peut aussi saluer l’effort fourni pour offrir une gamme d’objectifs complète (12 modèles actuellement). Et Fuji a prévenu qu’il ne s’arrêterait pas là. Son moteur est l’innovation et ils ont déjà indiqué qu’ils ne sortiraient pas une nouvelle version du X-Pro1 sans innovation majeure. Vivement la suite.

Fuji-XE2-b

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