Quatre photographies

Deux heures passées dans les rues de Paris à photographier. Peu de déclenchements. Beaucoup d’images supprimées sur le terrain, juste après un aperçu sur l’écran de l’appareil photo. Je sais, c’est mal : la règle veut de tout garder pour mieux voir en grand car quelques bonnes surprises peuvent se cacher parmi ces photos ratées. Je crois quand même que c’étaient de vraies photos ratées.

Retour à la maison. Une semaine passe et je me décide à regarder ce qu’il reste de cette balade : il n’y a que quatre images sur mes cartes mémoires. Une faite avec le X100, 3 avec le 5DII.
Les voici. Je ne sais pas vraiment quoi penser de tout cela. Elles auraient pu finir comme les précédentes, par un appui réflexe sur la touche poubelle du boitier. Elles ont survécu, autant vous les montrer.

The parisian way
The parisian way (5DMkII – 24-70 f/2.8II)
Métro-Beat (Fuji X100)
Métro-Beat (Fuji X100)
Get loud
Get loud (5DMkII – 24-70 f/2.8II)
Zar
Zar (5DMkII – 24-70 f/2.8II)

10 réponses sur « Quatre photographies »

Merci Greg, comme tu le vois VSCOfilm a encore frappé. La dernière est aussi ma préférée, avec un preset Tri-X, d’ailleurs j’aurais mieux fait de la faire avec mon EOS50E qui a un film chargé depuis des semaines 😉

Bon, voici mon humble avis. Qu’est-ce qu’une bonne photo est qu’est-ce qui est de la daube. Il n’y a bien sûr pas de réponse unique mais, au fil du temps, j’ai eu besoin de poser mes critères pour une photo de rue correcte. Voici mes critères, ils sont aux nombre de 3. Pour moi une photo de rue doit être comme son nom l’indique:

R – Respectueuse
Sans commentaire particulier.
U – Unique
Personne d’autre peu faire exacte-
ment la même.
E – Esthétique
Une certaine beauté, pour les yeux
et/ou pour le cœur.

Le non respect d’un des deux derniers critères peu être compensé par la force de l’autre.

Tes photos correspondent tout à fait à ces critères et il aurait été dommage de les poubelliser.

A bientôt.

Je vais me permettre de commenter l’intervention de Pixel : j’aime et respecte immensément sa pratique, il le sait. Mais si je souscris pleinement aux termes de respect et d’esthétique, j’ai quelques difficultés à approuver tel quel le concept d’unicité. Car, en somme, tout a déjà été dit, écrit, pensé, éprouvé mille fois. En photo de rue, je ne crois pas que l’on puisse dénicher la scène « unique ». Je crois même qu’on aurait tort de la chercher. Ce qui importe à mon sens, c’est d’assumer le subjectif. Oui, oui, c’est sans doute une manière de tendre à l’unique. Je n’entendais pas contredire mon ami Pixel, mais bien apporter un supplétif à son commentaire. Dans cette optique en tous cas, l’unique n’a rien à voir avec l’originalité. Il s’agit plutôt d’inscrire une histoire à raconter dans le banal, le routinier. Une histoire qui, partant du personnel et du subjectif, rencontre le personnel et le subjectif de l’interlocuteur. Et comme l’écriture, la photographie dispose de multiples moyens techniques (focalisation, cadrage, pdc, traitement…) pour atteindre ce but.

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