Royale correspondance

Chateau-3

Recevoir une lettre manuscrite est devenue une chose rare. En voyant dans ma boite une enveloppe de parchemin scellée par un cachet, la surprise a été totale. Est-ce une farce ? Non, c’est le Château de Versailles qui m’écrit.

Luxembourg

Luxembourg, tu as replié tes parasols
Luxembourg, tes ballons de plages se sont envolés
Luxembourg, tes jeux n’amusent plus les enfants
Luxembourg, tes terrasses sont abandonnées
Luxembourg, tes pique-niques se cachent sous les parapluies
Luxembourg, tes jardiniers ont rangés leurs outils
Luxembourg, tes chaises sont comme désoeuvrées
Luxembourg, tes bancs n’intéressent plus personne
Luxembourg, tes statues sont couvertes de larmes
Luxembourg, tes allées se parent de feuilles dorées
Luxembourg, l’automne te va bien.

Luxembourg-01

La mer ou la campagne

Alors, la mer ou la campagne ? A moins que ce ne soit la montagne, mais ça c’est pour plus tard… En attendant j’avais envie de mettre de la couleur dans eiffair après tous les noirs et blancs que vous subissez à longueur d’hiver. Des photos qui ont été prises ses dernières semaines et qui dormaient dans ma bibliothèque Lightroom. Un traitement que beaucoup trouveront radical, mais que j’assume complètement : ces photos n’ont aucune prétention, juste des petites cartes postales, un petit bonjour en passant en attendant la rentrée.

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Fantômes

Je m’assieds sur le bord du trottoir et regarde défiler les passants. Ces ombres qui glissent comme des fantômes hyperactifs ne laissent pas indifférents. On peut y voir des rencontres, des agitations, des solitudes. Une agitation frénétique qui cache quantité de petits morceaux de vie.

Tout le monde cherche le bonheur.

Quête

De la diversité nait l’échange.

Liens

A chacun son destin.

Destin

Parfois la solitude au milieu de la foule.

Solitude

La séduction.

Séduction

La rencontre.

Rencontre

La séparation.

Séparation

Comme tous les visiteurs

Je suis allé au Château de Versailles. C’est un endroit à la fois étrange et familier. Parce qu’il est un passage obligé des cours d’histoire de tous les petits élèves français, il appartient à l’imaginaire collectif. Sublimé par l’image rayonnante que l’on donne du roi Soleil, les enfants que nous avons été voient Versailles comme un endroit un peu magique. Cette image a traversé les frontières et tout visiteur étranger qui se rend en France se doit d’y aller. C’est aussi pour cela que c’est un lieu étrange. Le château est devenu un musée et un musée quelque part tient un peu du sépulcre. Un lieu transformé pour le visiteur, organisé pour le recevoir mais qui a pour cela du vendre une partie de son âme. A Versailles, les touristes sont plus visibles que le château, c’est la rançon de sa gloire passée.

Bruxelles

Bruxelles

Quand on visite une ville pour la première fois, c’est un peu un coup pour rien. Non pas qu’on n’y voit rien d’intéressant, mais cela se limite bien souvent à une couche superficielle. On croit avoir vu l’essentiel mais en fait ce n’est que l’écorce de l’orange, la pulpe est encore loin. Il faut y retourner pour savoir réellement comment bat le coeur d’une ville. Je veux parler de ce qu’y vivent ses habitants. C’est un peu ce qui s’est passé avec mon weekend à Bruxelles. J’ai vu Bruxelles mais je ne peut pas encore dire, je connais Bruxelles.

Stesi

Le marché des enfants rouges donne à la rue de Bretagne une animation que beaucoup de quatiers parisiens doivent envier. En quête de sujets pour tester mon objectif tout frais sorti du SAV (un Canon 28-70 f/2.8L qui avait besoin d’un coup de jeune après 15 ans de service), c’est l’endroit rêvé car s’y promener est l’assurance de découvertes à chaque fois renouvelées.

Le camion bariolé d’un commerçant m’intéresse et je commence à faire quelques images.

– Eh, M’sieur !

Grrrrr, je sens que je n’aurais pas dû photographier et que je vais faire un mécontent. Je me retourne nonchalament prêt à recevoir les récriminations.

Néguentropie

Néguentropie est le doux nom que Vincent Lamouroux1 a donné à sa nouvelle oeuvre. C’est l’abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-L’Aumône qui accueille l’artiste habitué des installations d’envergure et souvent déconcertantes. Il suffit de consulter son site internet2 pour avoir un aperçu de la diversité de ses oeuvres. Une diversité des formes qui cherche à illustrer comment la nature lutte contre le choas naturel en développant des schémas organisés : la néguentropie3.

J’ai vu !

Une balade photographique apporte toujours sont lot de surprises. Il m’arrive régulièrement qu’elle se transforme en partie de chasse dont je rentre bredouille. Un peu comme si j’étais parti avec mon appareil photo dans une main et une canne blanche dans l’autre. Aveugle. Et puis il y a des jours de grâce où tout devient évident. Les sujets sautent aux yeux, l’envie est là, les déclenchements s’enchainent. Un phénomène que Bernard Jolivalt (son blog est une mine d’or) a tenté d’analyser sur son article « 5 bonnes photos en 12 minutes ». Samedi était une de ces journées. En deux heures, j’ai vu plus de sujets qu’en un mois. Je ne dirais pas que j’ai fait le plein de bonnes photos, mais le plein de plaisir de les faire. Je peux dire que ce jour là : j’ai vu !

Photos bancales

Un grand week-end pour faire des photos, du soleil, des sorties, de l’envie. Tout était au rendez-vous pour ramener des images intéressantes. Mais…Depuis que jai commencé à photographier des gens, j’avoue que les moments de désillusion sont plus fréquents que les succès. La faute à mon manque naturel de culot et à une maîtrise très imparfaite du « délicat » X100. Je ne m’apitoie pas plus longtemps sur mon sort qui est – si j’ai bien compris – le lot quotidien de ceux qui se frottent à ce type de photographie.

Au retour à la maison, chargement du tout dans Lightroom pour voir si par hasard une image n’aurait pas échappé au désastre. Je réussis à sauver ce cliché du naufrage photographique de la session. Et puis je tombe sur cette image :