Le ressort

J’ai ouvert Omnifocus, tag « Ecrire », là où je mets mes idées d’articles. Aucune n’est compatible avec mon niveau d’énergie. J’ai ouvert Ulysses, j’ai regardé les brouillons. Rien d’inspirant. J’ai tout effacé. Je suis devant la page blanche et rien ne vient. Le café qui m’accompagne (un délicat rwandais de chez Kawa) n’y fait rien. Il rend le moment agréable mais ne parvient pas à jouer le carburant de mon inspiration. L’inspiration, l’envie. Qu’est-ce qui nous fait faire les choses ? Pourquoi certaines journées avons-nous envie de lancer mille chantiers et d’autres se déroulent-ils dans une apathie pathétique ? J’ai cherché. J’ai lu : le niveau d’énergie, la procrastination, l’environnement, les outils, l’attitude positive, la disponibilité d’esprit. Tout cela je connais mais quoi que disent tous ces livres, il n’y a jamais la clé pour trouver son propre ressort. Sur quelle magique manette faut-il appuyer pour trouver l’envie et l’inspiration ? Je continue de croire qu’elle existe, même si elle n’est pas magique, mais que je n’ai pas encore trouvé celle qui fonctionne pour moi.

Il suffit de regarder ce blog, laissé en jachère pendant deux ans. Je décide de le mettre à jour en décembre dernier et là les articles s’enchaînent. Je n’ai jamais autant écrit, jamais autant eu d’idées. Et puis je sens depuis quelques jours que quelque chose a changé. Les articles se font plus rares, je n’ai plus envie.

Avec la reprise du travail et les préoccupations qui vont avec, je me rends bien compte que mon esprit est moins disponible. C’est peut-être cela mon ressort, rendre mon esprit disponible. C’est pareil pour la photo, ça ne marche que sous certaines conditions, très précises et souvent fugaces. En dehors de ces conditions, l’appareil reste sur l’étagère mais lorsque tout est activé, je suis une autre personne. Plein de passion.

Un jour je saurai comment jouer avec ces aléas et faire marcher le ressort. Peut-être pas l’activer à volonté mais au moins créer les conditions pour que ça se produise. Ma quête se poursuit.

Méditation 5-4-3-2-1

Dans un épisode maintenant assez ancien, du podcast, j’avais parlé de ma découverte et de ma pratique de la méditation en pleine conscience. Depuis 3 ans, je prends chaque jour un peu de temps pour faire une pause, me recentrer et couper le flux des pensées qui certains jours peuvent complètement vous envahir.

Je n’ai pas l’intention de vous convertir à cette pratique. Vous en avez peut-être un peu marre d’en entendre parler, que l’on vous dise que vous devriez vous y mettre et vous pensez peut-être que c’est juste un phénomène de mode. Vous pouvez le penser et vous avez d’ailleurs peut-être raison. Si néanmoins vous avez envie de tester ou si vous méditez déjà, je vous propose un exercice simple qui vous prendra moins de 5 minutes. Il est extrait d’une des sessions de Calm, l’app que j’utilise au quotidien pour m’aider.

C’est un exercice que vous pouvez faire à tout moment, lorsque vous sentez que le flux des pensées, des émotions ou des choses à faire envahit votre esprit et vous empêche d’être concentré. C’est en quelque sorte un exercice de remise à zéro qui a pour objectif de vous sortir de ce cercle de pensées envahissantes.

Comme tout exercice de méditation en pleine conscience, il est important de trouver un endroit où vous pouvez vous isoler, où vous ne serez pas interrompu. Inutile de prendre la position du lotus, d’avoir un tapis en chanvre du Népal ou d’allumer des bougies : faites-le là où vous êtes. Cela peut marcher au bureau, dans les transports en commun ou dans votre salle de bain. L’exercice fait appel aux 5 sens et se déroule ainsi :

  1. Observez autour de vous 5 objets. Posez votre regard sur chacun de ces 5 objets en prenant conscience que vous les voyez et surtout que vous les regardez, juste quelques secondes.
  2. Touchez 4 objets ou textures qui sont autour de vous. Là aussi, prenez conscience de ce que vous touchez. Quelles sont les sensations que vous ressentez ?
  3. Écoutez votre environnement et trouvez trois choses que vous pouvez entendre. Tentez d’isoler ces sons.
  4. On aborde ici un des sens qui est certainement le moins développé chez l’être humain, l’odorat. Essayez cependant d’identifier 2 parfums ou odeurs qui vous entourent. Si vous n’y parvenez pas, ce n’est pas grave, ne persistez pas (ce serait idiot de sentir la pression dans un exercice destiné à vous apaiser).
  5. On termine pas le goût, que ressentez-vous sous votre palais ? Il se peut que vous ne ressentiez rien, dans ce cas prenez-en simplement conscience.

C’est tout. Après ce petit exercice, si vous être vraiment attentif à vos sensations, vous devriez avoir rompu votre flux de pensées et repartir avec un esprit plus frais, plus détendu et plus ouvert.

Un bureau à la maison

On a souvent chez soi une pièce à tout faire qui devient assez vite la pièce où tous les objets inutiles finissent par s’échouer. Quand cette pièce se trouve dans un appartement qui n’en compte que trois, cela finit par faire un beau gâchis d’espace. C’est ce qui est arrivé à notre ancien bureau. Il y a quelques mois, à la faveur d’une poussée de motivation, nous avons repris les choses en main : jeter/donner/vendre ce qui était inutile, ranger ce qui traînait et redonner un coup de neuf à la pièce pour lui rendre sa fonction d’origine et mieux organiser les espaces de rangement. Mes journées de télétravail se faisant plus fréquentes, c’était devenu nécessaire et j’avais surtout envie d’avoir un espace agréable pour travailler aussi sur mes projets personnels. Voici à quoi ressemble la partie réservée au bureau :

C’est l’occasion de vous donner un peu plus de détail sur les choix que nous avons faits pour aménager cet espace mais aussi les outils que j’utilise à la maison.

L’aménagement de l’espace (en bleu)

  1. Le plateau est une simple planche OSB fixée au mur par des équerres, poncé soigneusement et verni sinon gare aux échardes. Trois trous permettent de passer les cables qui sont rangés sous le plateau grâce à des range-câbles Signum Ikea. C’est peut-être la partie dont je suis le moins satisfait, l’OSB manquant de rigidité et un plateau plus sobre (blanc par exemple) serait certainement plus approprié.
  2. Le pied provient de La Fabrique des Pieds, une jeune entreprise artisanale nordiste qui propose un choix intéressant de pieds design à des prix contenus.
  3. Trouver la bonne chaise de bureau a été le plus compliqué pour allier design et confort. Au final nous avons opté pour ce modèle Clyde de chez Maisons du Monde, un basique qui a prouvé son efficacité sur le temps.
  4. Le bloc tiroirs vient également de chez Ikea, modèle ALEX noir.
  5. L’OSB peut être un peu rugueux, j’ai donc choisi ce tapis Deskmate Satechi imitant parfaitement le confort du cuir en couleur cognac en prévision d’un futur plateau blanc.
  6. Ma lampe Foscarini Binic a retrouvé parfaitement sa place dans cet espace, un superbe cadeau qui me tient vraiment à coeur.
  7. Encore Ikea pour le système de rangement Skadis astucieux. Il existe différents modèles et formes ainsi que de nombreux accessoires. Après installation de celui qui au-dessus de l’écran, j’ai réalisé que le système n’était pas fait pour cette orientation, il a fallu jouer avec les petits crochets pour que ça fonctionne quand même. A savoir.
  8. Le système d’étagères provient d’un site allemand, Regalraum auquel j’avais déjà fait appel pour d’autres pièces de la maison. Le équerres (modèle Cuadro) sont discrètes et solides et les plateaux disponibles sont variés, à des prix restant raisonnables même pour des dimensions sur mesure. Livraison rapide et fiable.
  9. Même si j’ai quelques unes de mes photos accrochées aux murs de l’appartement, je ne suis pas assez mégalo pour en mettre partout. Nous avons choisi des affiches du site Desenio pour décorer la pièce (celle-ci et deux autres affiches de Londres sur le mur opposé)

Mes outils numériques (en rouge)

  1. Mon MacBook Pro est un modèle 13.3 pouces de fin 2016 (i5 2,9GHz, RAM 16 Go, SSD 500Go). Je l’utilise essentiellement pour Lightroom et la musique, l’iPad devenant petit à petit mon ordinateur principal. D’ailleurs, lorsqu’il sera temps de le remplacer dans 2 ou 3 ans, j’opterai certainement pour un Mac mini amplement suffisant pour mon utilisation à la maison.
  2. J’ai quelques accessoires Apple que j’utilise indifféremment avec le MacBook ou l’iPad : un Magic Keyboard et une Magic Mouse, tous deux assez anciens.
  3. Pour augmenter la capacité du MacBook, j’ai un disque externe SSD SanDisk Extreme Portable 1To. C’est mon espace de stockage pour toutes mes photos en cours (les 2 dernières années, les autres étant archivées sur un NAS Synology), seule la bibliothèque Lightroom restant sur le disque du MacBook. Et je peux le connecter à l’iPad si besoin.
  4. Mon ordinateur principal est un iPad Pro 10.5 pouces 256Go (or) de 2017. C’est l’appareil que j’utilise le plus en terme de temps passé (sur les réseaux sociaux, le web, youtube, lire…) mais aussi pour « faire » des choses. La totalité des articles publiés depuis quelques mois sur ce site l’a été de A à Z avec l’iPad. J’utilise parfois le stylet pour certaines opérations, souvent un clavier quand j’écris et de plus en plus une souris depuis iOS 13.4
  5. J’ai craqué pour les AirPods Pro, ayant utilisé longtemps des écouteurs filaires Bose Sportsound. Je comprends mieux pourquoi certains pensent que cet appareil est un des meilleurs jamais conçus par Apple.
  6. Mon téléphone est un iPhone X 64Go Silver (2017). C’est aussi un superbe appareil; au bout de trois ans il tourne comme une horloge et reste encore largement suffisant pour mes besoins et les exigences des dernières versions d’iOS (comme quoi, l’obsolescence programmée n’est peut-être pas si programmée que cela).
  7. En complément de la Magic Mouse que j’utilise de moins en moins, j’ai une Logitech MX (1ère génération) depuis quelques années. Le nombre de boutons programmables est impressionnant et l’ergonomie presque parfaite (deux boutons sont particulièrement difficile à atteindre, ils ont d’ailleurs été relocalisés sur la version 3). Je l’utilise aussi avec l’iPad mais avec quelques difficultés sur iOS 13.4 pas encore vraiment stabilisé (la roulette par exemple ne répond pas toujours).
  8. L’écran est un l’équipement le plan ancien, il a 14 ans et fonctionne toujours à merveille avec un rendu des couleurs parfait. J’avais choisi le modèle 24 pouces SX2462W de la marque Eizo et je ne regrette pas cet investissement dans un écran dédié photo (les prix des écrans Eizo peuvent rapidement s’envoler selon les modèles). Je n’envisage pas de la changer pour le moment, même si un 27 pouces avec une résolution un peu plus élevée me tenterait bien.
  9. Pour calibrer l’écran, j’utilise une sonde X-rite i1 Display Pro. Elle est venue avantageusement remplacer il y a quelques années une sonde Datacolor Spyder.
  10. Passons à la partie son pour faire de la musique ou enregistrer mes podcasts. Mon interface USB est une Scarlett 2i4 de la marque Focusrite. C’est un produit un peu ancien mais la gamme Scarlett existe toujours, et toujours avec la même qualité audio, fiabilité et solidité.
  11. J’ai conservé des moniteurs amplifiés de home studio que j’ai depuis au moins 20 ans, des Roland DS-30A. J’imagine qu’il existe bien meilleur et plus compact sur le marché aujourd’hui.
  12. Le casque Audio Technica ATH-M50x est un grand classique des casques de monitoring audio (musiciens, DJs) pour sa fidélité des rendus. C’est le casque que j’utilise au quotidien à la maison. En plus d’un son irréprochable il est solide et vraiment confortable pour les longues écoutes.
  13. J’ai acheté ce micro Rode NT1-A il y a pas mal d’années aussi. C’est un modèle qui existe toujours au catalogue, reconnu pour sa qualité d’enregistrement des voix. C’est celui que j’utilise pour mes podcasts, branché en XLR sur la Scarlett qui est capable de lui fournir l’alimentation fantôme 48v dont il a besoin.

Tout le reste (en vert)

J’ajoute quelques commentaires sur les objets que vous pouvez voir sur les étagères, en particulier l’essentiel de mon matériel photo.

  1. Si vous suivez le blog, vous savez que j’ai depuis quelques jours le tout dernier Fuji X100V. Je l’utilise au quotidien, il est venu remplacer la lignée de ses aînés X100T et X100 de première génération.
  2. J’ai également un Fuji X-T2 qui me permet d’être un peu plus polyvalent grâce à trois objectifs qui complètent le 23mm (equivalent 35) du X100V : mon objectif préféré le XF35mm-f1.4R (eq. 50mm), le XF50mmF2R WR (eq. 75mm) acheté récemment comme bonne alternative aux chers XF56 et pour finir, l’objectif vendu en kit avec les appareils Fuji (je l’avais eu avec mon X-E2) le très vénérable XF18-55mmF2.8-4 R LM OIS (eq. 27-82mm), un objectif bien au-dessus de ce que proposent la plupart des marques en objectif kit. Je l’utilise énormément en voyage comme objectif universel avec des résultats plus que décents.
  3. Il me reste encore un appareil Canon rescapé du switch, c’est un modèle argentique EOS 50E (E pour eye detection : la mise au point se faisant sur le collimateur que l’on regarde dans le viseur – je me demande d’ailleurs pourquoi cette technologie datant de 1995 n’a jamais vraiment été reprise par la suite). Je l’ai réutilisé récemment et j’ai encore quelques pellicules dans mon frigo.
  4. Dans ma dernière newsletter, je vous parlais des carnets Field Notes. J’ai quelques exemplaires de petits modèles que j’utilise pour prendre des notes lors de mes sorties photo. J’apprécie particulièrement la qualité du papier qui va parfaitement avec mon stylo préféré, un bille Caran d’Ache de la série 849.
  5. Une autre marque de carnets que j’apprécie pour leur qualité, les carnets Leuchtturm 1917 (bien meilleurs à mon goût que les Moleskine). Il s’agit ici d’un modèle A5 dotted que j’ai utilisé pendant une année pour mon bullet journal.
  6. J’en profite pour vous reparler du livre photo de Sean Tucker, Collection III. Hélas épuisé depuis.
  7. J’ai commencé à vous parler de ma passion pour le monde du café. Le magazine Standart est consacré au café de spécialité. C’est un bimestriel avec des articles de fond sur tous les acteurs de la chaîne du café. Les articles sont passionnants, la mise en page, le papier et les illustrations superbes. Un magazine hautement recommandé si ce sujet vous intéresse.
  8. Que serait une déco sans quelques plantes (désolé, j’ai aussi succombé à la tendance). Et pour allier plantes et passion pour le café, j’ai tenté pour la deuxième fois (le premier essai a échoué) d’avoir un caféier. Je crois avoir trouvé ce dont il a besoin et il vient de dépasser ses 6 mois sans encombre à la maison. La récolte, c’est pour dans 3 ans.

Faire du sport à la maison

Je n’ai pas attendu d’être confiné pour essayer de faire de l’activité physique à la maison. La flemme de sortir les jours de mauvais temps et une fasciite plantaire récalcitrante qui m’empêche de courir depuis des mois m’ont obligé à trouver des alternatives. J’ai testé quelques formules, à commencer par la méthode des 7 minutes workout, la promesse d’avoir des entraînements courts et efficaces. On trouve de nombreuses applications, plutôt bien faites, mais le côté répétitif de la méthode a vite eu raison de ma motivation. Je me suis retourné vers des solutions plus classiques, Adidas Training by Runstastic (ex Results) en l’occurrence, mais avec le même résultat : les mêmes exercices qui reviennent trop souvent, une progression mal calibrée qui décourage assez vite.

La lumière est venue de @cgpgray, l’acolyte de Myke Hurley dans l’excellent podcast Cortex. Au fil des épisodes il ne cessait de vanter les mérites d’une app qui l’avait réconcilié avec l’exercice physique : Fitbod. J’utilise Fitbod depuis plusieurs semaines et je dois bien avouer qu’il avait raison.

Mais alors, pourquoi ça marche ?

Fitbod est une application, conçue à l’origine pour préparer et suivre ses entraînements de musculation en salle. Si vous êtes bodybuilder ou simple amateur de gonflette, c’est l’app qu’il vous faut. Mais Fitbod va bien au-delà de cette seule fonction car il offre des fonctions de personnalisation vraiment bien pensées au travers de profils d’entraînement (et vous pouvez même créer plusieurs profils d’entraînement). Vous pouvez évidement indiquer vos objectifs (renforcement musculaire, remise en forme, gain de masse musculaire, etc.), votre niveau d’entraînement (débutant, intermédiaire ou avancé), la fréquence et la durée des exercices, inclure les échauffements ou du cardio et plus encore.

Rien que du très classique, mais là où Fitbod se différencie c’est dans la capacité d’indiquer le matériel auquel vous avez accès. Et la liste est longue. Au-delà des équipements classiques que l’on trouve en salle de sport il y a toute une panoplie d’accessoires que l’on peut facilement avoir chez soi : haltères, élastiques, ballons, kettle balls, cordes à sauter, marche-pieds, etc. Evidemment plus vous en ajoutez, plus les exercices sont variés.

Pour les entraînements, la personnalisation est aussi poussée. Vous pouvez laisser Fitbod vous proposer des séances, créer vos propres séances avec les exercices de votre choix, exclure certains exercices que vous ne pouvez pas faire ou que vous n’aimez pas, choisir de ne faire que des exercices utilisant le poids du corps, gérer les temps de repos entre séries, etc.

Une fois l’entraînement lancé, tout n’est pas figé, vous pouvez à tout moment, et même en cours d’entraînement modifier les répétitions, le poids, ajouter des exercices ou les remplacer par des équivalents si ceux proposés ne vous conviennent pas. Le système d’enregistrement est simple : à chaque série, on indique qu’elle est réalisée et l’application passe automatiquement à la suivante, ou à l’exercice suivant, ou au chrono de récupération. Au final, vous enregistrez exactement ce que vous avez fait et même indiquez le niveau de difficulté que vous avez ressenti et l’app adaptera votre prochain entraînement en conséquence.

La variété est au rendez-vous, on découvre de nombreux nouveaux exercices (chaque exercice a son explication détaillée avec vidéo) et chaque séance cible des groupes musculaires différents basés sur le taux de récupération musculaire. La récupération musculaire est représenté sur la page d’accueil ou l’on peut voir le niveau de sollicitation récente sur chaque muscle. C’est là où j’ai découvert de nouveaux muscles que je ne pensais pas exister chez moi.

Une seule précision pour finir. L’app existe uniquement en Anglais pour le moment. Si c’est un souci pour vous, testez quand même. Avec un bon dictionnaire vous devriez assez vite saisir les noms des exercices et appareils, la navigation dans l’app étant assez intuitive.

C’est gratuit !

L’application est gratuite et vous permettra de faire vos trois premiers entraînements. Ensuite, il faudra prendre un abonnement pour bénéficier de toutes les fonctionnalités. A 61,99€ /an, le tarif me paraît raisonnable si on le compare à un abonnement à n’importe quelle activité physique.

La bonne nouvelle, c’est que Fitbod a décidé de donner accès gratuitement aux fonctionnalités d’entraînement « poids du corps » pendant la période de confinement. C’est une bonne occasion de découvrir l’app et de s’entraîner chez soi, sans matériel.

Petite philosophie du dimanche soir

Dimanche soir. Il est peut-être le moment de rallumer ses neurones pour la semaine qui débute. Je vous propose une vidéo dévouverte par le subreddit r/philosophy. C’est la dernière production de Nathaniel Drew, un YouTubeur que j’ai également découvert par la même occasion. Sa spécialité, la philosophie ou plutôt : « je me pose des questions » qui pourrait être la traduction de l’accroche de sa chaîne « In search of mental clarity ». Pour la vidéo du jour, on va au coeur du sujet principal : l’existentialisme. Suis-je ? Pourquoi je suis ? Est-ce que tout cela est bien réel ? Pourquoi je me pose toutes ces questions ?

Le talent de Nathaniel est d’avoir réussi à m’intéresser à ce sujet, qui je l’avoue, n’est pas vraiment au coeur de mes réflexions devant mon café du matin. Ses vidéos sont des modèles du genre dans la catégorie « instructif ». Superbe montage, excellentes animations, propos clair, belles images. Abonné illico !

Séries surprises

Alors que je n’ai jamais été un grand consommateur de séries, génération oblige, l’arrivée de Netflix à la maison il y a deux ou trois ans a complètement transformé ma consommation – comme dans beaucoup de foyer j’ai bien l’impression. Après avoir éclusé les incontournables (Breaking Bad, Bates Motel, Orange is the New Black, The Walking Dead, Peaky Blinders, Bates Motel, GOT, etc, etc.) arrive le moment où on essaie d’explorer d’autres pistes, d’autres genres, d’autres ambiances. Ce sont ces explorations qui font émerger les meilleures surprises. Deux séries viennent de confirmer, avec leur deuxième saison, l’émotion qu’elles m’avaient données à leur sortie. Je veux parler de Sex Education (Netflix) et Fleabag (Amazon Prime).

Si vous vous attachez uniquement aux bandes annonces, elles semblent traiter d’un seul et même sujet, le sexe. En réalité, ce n’est qu’un alibi, le support à des histoires bien plus profondes (!) : comment chacun essaie de se débrouiller dans la vie, avec ses petits et ses grands problèmes, ses difficultés à gérer ses relations avec l’autre, qu’il soit ami, amour ou amant.

Les deux séries sont pourtant très différentes dans la forme, bien que la touche britannique tendrait à les rapprocher. Elles ne s’adressent a priori pas à la même audience. Sex Education serait une série pour ados, Fleabag, par son propos plus direct, plutôt pour les adultes. Au fil des épisodes elles opèrent pourtant toutes les deux un même effet : le charme. On tombe littéralement sous le charme des personnages, des situations drôles et touchantes, des rapports humains qui s’y nouent. Je n’ai pas peur de le dire, ce sont deux séries que l’on peut mettre dans la catégorie « feel good » et je ne considère pas cela comme un jugement péjoratif. Elles démontrent qu’une série n’a pas besoin de manipulateurs, de traitres et de sang pour être intéressantes. Elles font du bien sans jamais tomber dans la facilité, le pathos ou le gentillet.

J’ai adoré comment le personnage de Fleabag, pas si sympathique que cela au début de la saison, fini par emporter notre coeur par ses doutes, ses errements et toute son humanité. Sans parler du génie de son auteur-interprète, la justement multi-récompensée Phoebe Waller-Bridge. Chacune des deux saisons vous laisse une empreinte qui vous tient quelques temps : une sorte de mélancolie heureuse.

Cette mélancolie, on la retrouve dans Sex Education, tellement chacun des personnages est attachant. On finit avec l’impression de laisser des gens que l’on connaît, un peu triste de devoir attendre un an pour les revoir dans son salon. On se prend même à croire qu’ils continuent à vivre leurs aventures pendant cette absence, et on aimerait bien savoir ce qu’ils font et s’ils s’en sortent.

Et cela, c’est le tour de force de ces deux séries, quelque chose que je n’ai ressenti dans aucune autre, l’impression d’avoir un peu vécu ces aventures avec des gens sympas.

Wellcome

J’ai passé les premiers jours de janvier à Londres. J’adore cette ville et j’y retourne régulièrement toujours avec le même plaisir, un peu comme si elle faisait désormais partie de mon environnement. Lors de notre escapade précédente j’avais découvert la bien nommée Wellcome Collection, un musée un peu en dehors des sentiers touristiques habituels.

The free museum and library for the incurably curious.

Voilà, tout est dit. C’est une sorte de musée des curiosités, ou plutôt le musée de la curiosité, et gratuit. Le musée présente la collection de Sir Henry Wellcome (1853-1936), un collectionneur passionné par les objets de la Santé et de la Médecine. Cette collection permanente est plutôt étonnante, n’hésitez pas à profiter d’une visite guidée pour en découvrir les pépites. Le musée présente également plusieurs expositions temporaires. Il y a, entre autres en ce moment, une expositions sur le jeu (Play Well); pourquoi nous jouons et ce que cela peut signifier pour les enfants mais aussi en tant qu’adultes.

La Welcome Collection possède également une librairie, accessible moyennant inscription mais tout à côté, au premier étage, il y a une salle de lecture, la Reading Room qui est en accès libre. C’est un lieu qui vaut à lui seul le détour, son agencement ressemblant plus à un grand salon, avec fauteuils, tableaux, objets médicaux anciens et bien sûr livres et magazines mis à disposition. La photo de couverture de cet article en montre une partie, le grand escalier et ses coussins pour s’affaler avec une bonne lecture. Je ne connais pas de lieu similaire à Paris, s’il existe je veux bien qu’on me l’indique.

Au rez-de-chaussée, il y a le traditionnel coffeeshop que l’on trouve maintenant dans tous les bons musées du monde et une boutique. La boutique reste dans le thème de la curiosité, ce qui fait que l’on y trouve des articles et surtout beaucoup de livres sur des thématiques variées (médecine, développement personnel, arts, littérature). J’y ai trouvé trois livres (pour le prix de deux) que j’avais envie de lire depuis un moment :

  • Homo Deus de Yuval Noah Harari, la suite du génialissime Homo Sapiens, un des meilleurs livres que j’ai pu lire.
  • Thinking Fast and Slow de Daniel Kahneman, tout simplement par curiosité car ce livre apparaît régulièrement dans les recommandations des bons bouquins de productivité.
  • Middle England de Jonathan Coe (Le cœur de l’Angleterre en français), un auteur dont j’ai lu plusieurs romans et dont j’apprécie la description de la société anglaise dans toutes les époques. Ici, il dépeint la politique britannique des années 2010, comment elle a abouti au Brexit.

Trois livres qui vont me permettre d’améliorer mon anglais. Lecture et avis à suivre…

Digital Maximalist

Parmi les blogs que je lis régulièrement, j’apprécie particulièrement les articles de Yannick Schutz sur Vadrouilles. Je rebondis ici sur un de ses récents billets où il est question de la diète numérique, le digital minimalism. Il m’a donné envie de lire le livre de Cal Newport (Digital Minimalism), non seulement parce que le sujet m’intéresse mais aussi parce que j’avais adoré Deep Work du même auteur. J’espère y retrouver l’intelligence du propos, le pragmatisme et la justesse des conseils. Dans Deep Work, l’éloignement de la distraction digitale était déjà au cœur de Le méthode proposée.

Je ne sais pas si vous prêtez attention aux statistiques d’utilisation de vos appareils. Si vous êtes chez Apple, j’imagine que vous aviez jeté un coup d’œil intrigué à la sortie de la fonctionnalité Temps d’écran lorsqu’elle est apparue avec iOS 12. Passé le premier choc des chiffres que vous y avez lus, vous avez bien vite oublié ces statistiques et repris votre consommation numérique normale. Peut-être pas vous, mais moi, oui.

J’y retourne donc aujourd’hui pour voir à nouveau ces statistiques, tout en restant conscient que la situation ne s’est pas vraiment améliorée et qu’il va bien falloir faire quelque chose. Voici l’état des lieux sur une semaine assez classique, celle précédent les fêtes :

10 livres que j’ai lus en 2019

2019 n’a pas été une grande année de lecture pour moi. La liste que je vous propose est un peu plus qu’un extrait, c’est la quasi totalité des livres que j’ai lus cette année. J’ai aimé lire ces livres et j’ai conscience que j’ai manqué beaucoup d’occasions d’en découvrir d’autres aussi passionnants. Ce n’est évidemment pas par manque de temps, il me suffirait simplement supprimer des activités plus oisives pour lire plus. En faisant ce bilan, j’ai aussi pris conscience que mes habitudes de lecture ont changé. Parmi ces 10 livres, seulement 3 sont au format papier, j’ai lu les 7 autres sur Apple Livres. Voici donc mon année de lecture dans le désordre chronologique et de préférence.

Un nouvel eiffair

Si vous avez déjà posé vos yeux ici par le passé, vous avez sans doute remarqué que le site s’est fait de nouveaux habits, de nouvelles couleurs et même un nouveau logo. Il a également subi un grand nettoyage, avec pas mal de rubriques qui ont disparu.

J’explique tout cela dans mon dernier épisode du podcast, le n°6 de l’air de rien (…d’ailleurs c’est un indice, le site aussi arbore ce slogan).

Qu’en pensez-vous ?