Juste des outils pour écrire

Evernote Moleskine Lamy Caran d'AcheUn peu comme certains photographes délaissent leur appareil numérique pour revenir à l’argentique, j’ai voulu réduire mon utilisation des appareils électroniques pour écrire. Ecrire sur du papier avec un stylo.

Pourquoi j’aime photographier

Ma première photographie. J’avais une quinzaine d’année, en vacances dans les Pyrénées. Mon père m’avait prêté son Ricoh KR-5. Je me souviens de l’image, un reflet du soleil hivernal sur une petite mare. Je me souviens surtout du bruit du déclencheur, cette mécanique qui va faire une image, l’espoir d’avoir réussi la photo, l’attente.

Aujourd’hui c’est toujours la même chose. J’aime la photographie pour ce moment précis du déclenchement. Avant d’appuyer sur le bouton, il n’y a souvent que quelques secondes pour tout décider, voir la photo. Ces instants montent crescendo, une sorte de tension qui tient à la fois de l’appréhension et du désir, jusqu’à la pression du déclencheur : un instant qui cristallise toutes les émotions pour finir par l’espoir d’avoir quelque chose d’intéressant.

Après cela, plus rien. La photo enregistrée n’existe presque plus, il peut se passer des jours avant que je m’y intéresse à nouveau. Il y a juste l’envie de retrouver cette sensation, de faire une nouvelle photo, meilleure peut être.

Comme tous les visiteurs

Je suis allé au Château de Versailles. C’est un endroit à la fois étrange et familier. Parce qu’il est un passage obligé des cours d’histoire de tous les petits élèves français, il appartient à l’imaginaire collectif. Sublimé par l’image rayonnante que l’on donne du roi Soleil, les enfants que nous avons été voient Versailles comme un endroit un peu magique. Cette image a traversé les frontières et tout visiteur étranger qui se rend en France se doit d’y aller. C’est aussi pour cela que c’est un lieu étrange. Le château est devenu un musée et un musée quelque part tient un peu du sépulcre. Un lieu transformé pour le visiteur, organisé pour le recevoir mais qui a pour cela du vendre une partie de son âme. A Versailles, les touristes sont plus visibles que le château, c’est la rançon de sa gloire passée.

Bruxelles

Bruxelles

Quand on visite une ville pour la première fois, c’est un peu un coup pour rien. Non pas qu’on n’y voit rien d’intéressant, mais cela se limite bien souvent à une couche superficielle. On croit avoir vu l’essentiel mais en fait ce n’est que l’écorce de l’orange, la pulpe est encore loin. Il faut y retourner pour savoir réellement comment bat le coeur d’une ville. Je veux parler de ce qu’y vivent ses habitants. C’est un peu ce qui s’est passé avec mon weekend à Bruxelles. J’ai vu Bruxelles mais je ne peut pas encore dire, je connais Bruxelles.

Néguentropie

Néguentropie est le doux nom que Vincent Lamouroux1 a donné à sa nouvelle oeuvre. C’est l’abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-L’Aumône qui accueille l’artiste habitué des installations d’envergure et souvent déconcertantes. Il suffit de consulter son site internet2 pour avoir un aperçu de la diversité de ses oeuvres. Une diversité des formes qui cherche à illustrer comment la nature lutte contre le choas naturel en développant des schémas organisés : la néguentropie3.

La panne

Un mois sans article. Pas une phrase, pas un mot. La panne. J’en vois déjà qui nient mais je le sais : ça arrive à tout le monde hein ? Ce n’est même pas un manque d’inspiration, les idées d’articles s’accumulent au gré de mes lectures ou de mes échanges sur twitter. Il arrive simplement que l’on ait juste perdu l’envie d’écrire. Car écrire même un blog sans aucune prétention littéraire fonctionne avec les mêmes ressorts que tous les autres types d’écritures dits « plus nobles ». Cela implique d’être en condition de motivation et d’envie…