Mapstr s’occupe de vos bonnes adresses

Je suis certain que cela vous arrive régulièrement. Vous entendez parler d’une app. Vous l’installez et la trouvez géniale. Et puis, un jour, vous voulez la réutiliser et vous vous apercevez qu’elle a été automatiquement supprimée de votre téléphone parce que vous ne l’avez pas utilisée depuis des semaines.

Des apps comme celles-ci j’en ai plein mon iPhone mais Mapstr n’en fait pas partie. C’est un signe.

C’est le signe que l’app remplit réellement une fonction qu’aucune autre app ne couvrait. C’est le signe qu’elle vous est vraiment utile. C’est aussi le signe qu’elle est bien conçue et vous donne envie de l’utiliser. Mapstr est certainement une des apps que j’utilise le plus sur mon iPhone.

Il existe des apps pour se rappeler de tout : des apps pour regrouper vos tâches, stocker une liste de pages web, collectionner vos meilleures photos, faire des playlists de musique mais rien pour vos adresses. Vous avez votre carnet d’adresses personnelles, les gens que vous connaissez, mais rien pour les lieux que vous voulez vous remémorer. Un ami vous donne une adresse de restaurant intéressant, elle finit sur un bout de papier ou dans une note que vous avez toutes les chances de ne jamais retrouver. Mapstr vient combler ce manque : enregistrer votre collection de lieux facilement pour l’avoir sous la main à tout moment.

Pour mieux comprendre ce qui a amené Sébastien Caron, son concepteur, à créer Mapstr, je vous invite à écouter son interview dans le podcast de Matthieu Stefani, Generation Do It Yourself. Dans l’épisode 292, il parle de son parcours, de l’idée d’origine, des difficultés à trouver la bonne formule, bref de l’aventure passionnante de cette petite startup qui chatouille les grands de la Tech avec ses 3 millions d’abonnés. De plus, Sébastien est un coffee geek avec lequel j’ai plaisir à partager trucs et adresses, une qualité de plus à son crédit. Il décrit lui-même Mapstr comme le Spotify des adresses, car, l’app ne permet pas seulement d’enregistrer ses adresses préférées, elle permet surtout de les partager facilement avec ses amis ou la terre entière si vous le souhaitez en vous abonnant aux cartes.

Passons en revue quelques fonctionnalités.

Créer un compte

Mapstr est disponible sur iOS (iPhone et Apple Watch), Android et en version web.

Lorsque vous créez un compte, vous avez le choix entre deux types : privé ou public. Avec un compte privé, c’est vous qui maîtrisez qui accède à vos adresses : vous acceptez ou refusez les demandes d’abonnement, vous pouvez même masquer certaines adresses. Un compte public est accessible à tous sans restriction.

Avec votre compte, vous avez une carte. Il n’est pas possible d’avoir plusieurs cartes avec le même compte. C’est une des limitations de l’outil. Cependant, vous pouvez créer plusieurs comptes, le passage d’un compte à l’autre étant très facile dans l’app.

Gérer ses adresses

L’ajout d’adresse s’effectue par moteur de recherche sur le nom, l’adresse ou même les coordonnées GPS. Vous pouvez également ajouter une adresse que vous auriez vue sur la carte d’un autre utilisateur à votre carte. Enfin, vous pouvez récupérer les adresses de votre compte Foursquare, Swarm, de votre carnet d’adresses ou d’un fichier CSV issu d’un export depuis l’app.

À la création, vous devrez indiquer au moins un tag pour catégoriser l’adresse. Évidemment, c’est vous qui gérez vos tags, les possibilités sont infinies : type de lieu, regroupement des adresses pour un voyage, personne qui vous a donné cette adresse, etc. Vous pouvez également indiquer quelques notes personnelles, indiquer si vous l’avez déjà testée (auquel cas vous pourrez indiquer votre notation du lieu), si l’adresse est privée et si vous souhaitez être avertis quand vous passez à proximité.

Les adresses apparaissent sous forme d’étiquettes colorées, les couleurs représentant les tags. Vous pouvez également consulter vos adresses sous forme de liste et évidemment les filtrer selon vos tags pour les retrouver facilement.

En balade, lorsque vous avez sélectionné le lieu que vous voulez visiter, vous pouvez facilement consulter le site web, appeler ou naviguer à l’aide du bouton « Y aller ». Vous aurez alors 4 modes de transport : taxi, transports en commun, à pied, en voiture. Pour chacun de ces modes, il est possible de paramétrer votre app préférée pour vous y rendre, par exemple Apple Maps quand vous êtes à pied et Waze en voiture.

Partager et explorer

Vous pouvez utiliser Mapstr pour simplement gérer vos adresses mais la force de l’app réside dans ses fonctions de partage et d’exploration. L’onglet Découvrir vous proposera des adresses autour de vous selon des thématiques, des idées de destination de voyage, des cartes d’utilisateurs près de chez vous. Vous y trouverez également des cartes officielles. Ce sont des cartes proposées par des magazines, des éditeurs de guide (le Petit Futé par exemple), des influenceurs. Vous pouvez vous abonner à ces cartes. Certaines sont gratuites, d’autres payantes.

Vous pouvez évidemment vous abonner de la même manière à n’importe quelle carte des autres utilisateurs en utilisant le module de recherche. C’est cette fonction qui vous permettra de partager vos meilleures adresses avec vos connaissances. Vous retrouverez ces cartes dans vos abonnements et vous pourrez basculer sur ces cartes comme si c’était la vôtre, voire les superposer à votre carte personnelle.

Enfin, si vous le souhaitez, vous pouvez collaborer à plusieurs sur la même carte.

Pour finir

Je n’ai fait que survoler les principales fonctionnalités de Mapstr mais vous avez compris le principe. L’app est gratuite et sans abonnement ce qui est plutôt rare. Vous pouvez adhérer au Mapstr Club moyennant un paiement annuel dont vous choisissez le montant (de 29,99 à 999,99 EUR). Cela vous permet seulement de recevoir les bons plans en avance sur votre boite mail, il s’agit donc plutôt d’un soutien au développement qu’un véritable abonnement. Pensez-y si le produit vous plaît et que vous voulez donner un petit coup de pouce à la formidable startup (française qui plus est) de Sébastien.

Vous pouvez utiliser ce lien de parrainage pour créer votre compte, c’est un lien qui vous permettra d’avoir une carte gratuite parmi les cartes payantes. Vous pouvez me trouver sur Mapster sur mon compte personnel @fredrig et sur mon compte public @eiffair qui est une carte des coffee shop de café de spécialité. J’aurais l’occasion d’y revenir plus largement ici dans quelques jours.

Choisir son outil de prises de notes

Je viens de terminer l’écoute du dernier épisode de Relife, le podcast de Guillaume et Mat consacré en particulier aux outils de prise de notes. C’est un sujet qui me passionne depuis plusieurs années. Si j’en ai très peu parlé ici c’est plutôt parce que je ne savais pas trop par où commencer, la matière dont je dispose sur le sujet dans mon outil de prise de notes étant plus que conséquente.

La façon dont Guillaume et Mat abordent la question a déclenché cette envie d’écrire quelques mots ici. Les concepts qu’ils abordent avaient eu sur moi ce même effet de révélation lorsque j’avais lu en 2021 l’article de Anne-Laure Le Cunff How to Choose the Wright Note-taking App. À cette époque, j’étais déjà en train d’explorer les concepts de Second Brain et les outils à base de liens bidirectionnels tels que Roam Research. J’avais cependant un peu de mal à voir comment ce type d’outil pouvait coller dans mes usages et ce qu’ils apportaient réellement de plus que les outils traditionnels que j’utilisais auparavant, Evernote par exemple.

Je pensais avoir déjà franchi un cap en migrant mes informations d’Evernote vers Notion. Il me semblait à ce moment-là avoir trouvé le Graal des outils de prise de notes. La modularité et la puissance de Notion me semblaient permettre de faire le système idéal dont j’avais besoin.

Autant dire que la découverte de Roam Research avait mis un certain coup de couteau dans mes certitudes. L’article de Anne-Laure est venu tout clarifier.

Pour résumer l’article et le propos de Guillaume et Mat que je vous invite fortement à écouter pour plus de détails, on peut considérer qu’il y a trois types d’outils de prise de notes. Chacun de ces types correspond à un mode de fonctionnement du preneur de notes lui-même.

  • Les architectes. Ils adorent planifier et construire des modèles et des processus. Ils ont besoin d’un outil qui leur permet de structurer leurs idées. Notion est clairement dans cette catégorie.
  • Les jardiniers. Ils aiment explorer et connecter différents idées, pensées ou concepts entre eux. Ils ont besoin d’un outil qui leur permettra de faire grandir facilement leur réseau d’idées. Dans cette catégorie, on trouve des outils comme Roam Research, Obsidian, Logseq.
  • Les bibliothécaires. Pour, il est important de collectionner les ressources, d’en faire un catalogue. Ils ont besoin d’un outil qui leur permettra de retrouver facilement leurs idées. Evernote, Craft, OneNote sont des exemples d’outils de cette catégorie.

Avec ces concepts, on s’aperçoit clairement du type auquel on appartient. On s’aperçoit que l’on a été fortement influencé par la façon dont on a appris à prendre des notes pendant notre période scolaire.

La plupart des élèves et étudiants prennent des notes sur des cahiers ou des supports digitaux sans véritablement structurer les idées. La majorité est des bibliothécaires. Ce n’est pas par choix, c’est simplement parce qu’on ne leur a pas appris qu’il existait d’autres manières de procéder. C’est aussi mon cas.

Ce ne serait pas très grave si cela s’arrêtait avec les études, mais la plupart continuent de fonctionner dans leur vie professionnelle ou personnelle de la même manière. On accumule des notes qui finissent dans des dossiers (papier ou numérique), qu’on essaie ensuite de retrouver avec plus ou moins de succès. Je suis certain que vous aussi, vous cherchez systématiquement dans quel fichu dossier vous avez bien pu enregistrer votre document.

Il faut dire que rien ne nous aide à sortir de ce mode de fonctionnement, l’application professionnelle mise à disposition de la plupart étant OneNote de Microsoft qui est un outil de type bibliothécaire.

Si je prends cet exemple des besoins professionnels, c’est justement pour appuyer sur le fait que ce n’est pas réellement notre façon de fonctionner qui doit dicter notre choix, mais réellement l’usage. Nous avons des besoins et des types de contenu multiples qui nécessitent d’adapter l’outil au besoin.

  • Vous avez des documents que vous souhaitez stocker pour les retrouver facilement (des factures par exemple). Un outil pour bibliothécaire est idéal.
  • Vous souhaitez rassembler des notes pour en extraire des idées et produire un travail créatif. Cette fois, c’est une affaire de jardinier.
  • Vous avez un projet important à gérer qui nécessite d’organiser les informations. Un outil pour architecte est ce qu’il vous faut.

Il n’existe pas d’outils de prises de notes qui couvriront tous ces besoins. Il ne faut donc pas hésiter à multiplier les outils. Évidemment, il s’agit de ne pas se disperser, mais avoir un outil pour chacun de ces trois types d’usages pourrait être une démarche cohérente. Ce sera toujours préférable à un seul outil que l’on va essayer de tordre pour remplir tous ses usages.

Enfin, une fois ce choix d’outils effectué, il faut s’y tenir et ne pas succomber aux sirènes des nouveautés. Dans le domaine des outils de prise de notes, je crois voir passer un nouvel outil presque chaque mois. Si certains ont réellement changé la donne – je pense aux outils des jardiniers qui étaient les parents pauvres des outils de prise de notes – le panorama aujourd’hui est suffisamment vaste pour se fixer sur un choix durable.

Mes outils

Comme vous l’avez compris, j’utilise plusieurs outils selon mes types de contenus. Pour ma vie personnelle, deux outils se complètent :

  • Notion reçoit toutes les informations structurées grâce à son système de bases de données, mais également tous les documents que je souhaite conserver (factures, listes, planning de voyages, recettes, etc.). J’avais déjà décrit ici mon utilisation.
  • Obsidian est mon outil de prise de notes principal (il est venu remplacer Roam Reasearch que j’ai utilisé quelques mois il y a deux ans lorsqu’il était le new kid on the block). Je l’utilise pour centraliser mes notes de lecture, les idées que j’extrais des vidéos, livres, articles ou podcast. Il me permet de structurer mes idées. C’est avec Obsidian que j’écris cet article, car il m’a permis de rassembler toutes les idées que j’avais pu accumuler autour des outils de prise de notes.

Pour ma vie professionnelle, après avoir utilisé longtemps du papier puis OneNote, j’ai également fini par utiliser Obsidian depuis deux ans. Je l’utilise de façon assez différente de mon usage personnel. Je dirais même que je l’utilise plus comme un outil pour architecte qu’un outil de jardinier. En effet, Obsidian, avec son catalogue de plugins, permet de construire totalement un système qui colle à son mode de fonctionnement. Celui que j’ai mis en place m’a permis de trouver enfin un outil qui convient parfaitement à mon activité. Après toutes ces années, j’ai enfin trouvé le système idéal.

Il y aurait encore beaucoup à écrire sur le sujet. De nouvelles idées pour des articles qui sont déjà listées dans une base Notion et dont la matière dort dans mon Obsidian.

Redimensionner les fenêtres MacOS comme dans Windows

Windows est le système d’exploitation que j’utilise majoritairement. Ce n’est pas un choix, c’est celui de la société qui m’emploie. D’ailleurs, s’il y a un qualificatif qui sied bien à Windows, c’est professionnel. Windows est devenu un système vraiment stable. Les écrans bleus de la mort ont disparu depuis longtemps. Il est rapide et efficace. C’est Pro et comme pour tout outil de travail : on est pas là pour s’amuser. C’est assez moche, pas toujours simple, car il a pour mission de couvrir tous les usages1. Bref, Windows manque sérieusement d’âme.

C’est pour cette raison que je préfère2 utiliser MacOS à la maison. C’est joli, agréable à utiliser, puissant et avec ce petit plus qui rend l’expérience utilisateur plus smooth diraient les Anglo-saxons.

Passant la majeure partie de mon temps sur Windows, il y a quand même quelques trucs qui me manquent quand je passe sur Mac (même si l’inverse est plus souvent vrai). Si je ne devais en retenir une, c’est la possibilité de gérer la taille d’une fenêtre Windows simplement en la glissant vers le bord supérieur de l’écran. Chez Apple, bien que les dernières versions aient apporté quelques améliorations (Split View par exemple), la gestion de l’emplacement et de la taille des fenêtres est clairement en retrait et source d’agacements permanents.

Et puis, j’ai découvert Magnet, un petit utilitaire qui résout ce problème. Et bien plus encore. Avec Magnet, vous pouvez non seulement glisser une fenêtre vers le bord supérieur de l’écran pour qu’elle occupe tout l’écran, mais vous pouvez également utiliser des zones spécifiques du bord de l’écran pour donner à vos fenêtres des emplacements et des tailles spécifiques. Glissez la fenêtre vers le bord supérieur gauche et la fenêtre sera calée en haut à gauche en occupant un quart de l’écran. Glissez vers le bord droit et elle occupera la moitié droite de l’écran. Vous avez compris le principe, voici l’étendue des possibilités en fonction des zones :

Si vous préférez les raccourcis clavier, c’est également possible et vous pouvez les régler vous-même. Enfin, Magnet est également disponible dans la barre de menu, proposant les différentes dispositions pour la fenêtre active en un clic.

Magnet est disponible dans le Mac App Store au prix de 3,99€ et franchement payer deux cafés pour être débarrassé de ces manques de MacOS, ça me va en attendant Apple.

  1. Essayez de trouver un réglage dans le Panneau de configuration, qui a plusieurs présentations, qui ne regroupe plus tous les réglages car il y a aussi une petite icône dans la barre d menus qui permet d’avoir certains réglages, mais pourquoi seulement certains et pas d’autes? Sans parler des noms très professionnels qu’ont les options : le mot Wifi n’apparaît jamais, par contre on vous parle de point d’accès réseau. etc.
  2. Je dis bien je préfère, c’est juste mon choix et pas un jugement de valeur.