Collection III by Sean Tucker

Sean Tucker n’est pas seulement le meilleur philosophe de la photographie, c’est avant tout un photographe de talent. Chaque année il publie une rétrospective des meilleurs images prises au cours des derniers mois. Un petit livre au format carré, sobre comme ses vidéos, tout en images, juste quelques mots, appelé simplement collection.

Ce matin, j’ai reçu le tome III (les deux premiers sont hélas épuisés). Les photos sont superbes et son style est une grande source d’inspiration pour moi.

J’adore cette idée de rétrospective et je pense que chaque photographe, a commencer par moi, devrait faire cela chaque année. Pour soi, parce que les images n’existent vraiment qu’une fois imprimées. Cela n’a pas besoin d’être un livre, juste une collection de tirages que l’on met dans une jolie boîte.

Lightroom et RAW Fujifilm

Il y a quelques semaines, à la surprise générale, Thomas Heaton, un photographe de paysage que vous vous devez d’avoir dans vos abonnements YouTube, annonçait son switch de Canon vers Fuji. Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas vraiment un switch mais plutôt un complément à son équipement Canon qu’il compte utiliser pour ses sorties légères. C’était le cas pour sa récente expédition au Népal, un périple vidéo que je vous conseille vraiment (inclus rebondissements, désillusions mais superbes images malgré tout…)

Tout naturellement, en tant qu’utilisateur de Lightroom, Thomas s’est retrouvé confronté à cette question quasi existentielle du traitement des fichiers RAW Fuji avec l’outil d’Adobe. C’est LE grand sujet de tout Fujiste. En résumé, Lightroom serait incapable de rendre correctement les images issues de la technologie atypique du capteur Fuji.

Je vous laisse regarder la vidéo de Thomas dans laquelle il teste quatre solutions : Lightroom tel qu’il l’utilise lorsqu’il développe des fichiers Canon, Lightroom en utilisant les outils d’accentuation, Capture One et finalement Lightroom avec le plugin Irident X-Transformer.

Ses conclusions rejoignent ce que l’on peut généralement lire. Capture One surpasse Lightroom pour la qualité de ses outils de développement des RAW Fujifilm (et peut-être d’ailleurs pas seulement ceux de Fujifilm). Cependant, je partage aussi complètement son analyse sur la perception des écarts par le quidam qui verra la photo soit imprimée ou pire sur son écran (a fortiori si c’est un smartphone). Personne, sauf lorsqu’on est en train de développer dans le logiciel, ne regarde les images à 300%. Personne ne prend une loupe pour regarder la qualité d’un tirage. La qualité d’une photo se joue-t-elle dans ces détails ? Si ce sont ces détails qui font la différence et font basculer une photo dans la catégorie des photos ratées, c’est certainement qu’elle était déjà bien faible en matière de sujet, de composition et de vision du photographe.

Utiliser un outil qui apporte plaisir et confort est aussi un aspect important. En ce sens je rejoins parfaitement sa conclusion. Si vous êtes prêt à partir ou repartir de zéro, Capture One est certainement ce qui se fait de mieux (actuellement). Mais si, comme moi, vous avez des milliers de photos issues d’appareils différents, des habitudes avec Lightroom, rester avec Lightroom est certainement le plus raisonnable. C’est aussi la conclusion à laquelle j’étais arrivé il y a quelques semaines lorsque j’avais sérieusement envisagé de migrer vers capture One. Ce qui est certain par contre, c’est que je vais tester le plugin Irident X-Transformer. Thomas Heaton, une fois de plus a piqué ma curiosité.

Photo Sniper

J’ai toujours été un photographe parcimonieux. J’en ai parlé souvent ici, fier de mes sorties dont je rentrais avec moins de 20 images. J’ai toujours pensé que c’était une qualité, la marque des photographes qui savent ce qu’ils veulent obtenir et ne gaspillent pas leur temps à capturer au filet tout ce qui se présente. J’ai tout faux !

Joshua K. Jackson : capturer l’âme de la rue

Je suis un grand fan du travail du photographe londonien Joshua K. Jackson. Depuis quelques jours, Adobe met son travail en avant en lui dédiant une page entière, faisant au passage la promotion de ses solutions qui sont sensées tous nous transformer comme par magie en street photographer aussi talentueux que Joshua.

Je regarde de près le travail de Joshua K. Jackson depuis un moment avec ses comptes Instagram et Twitter très actifs. Il y publie quotidiennement des nouvelles photos, la plupart issues de sa séance nocturne de la veille. Car le secret de la qualité de ses photos, comme vous l’aurez compris, n’est pas le fruit des produits Adobe, ni même d’un talent inné qu’il aurait reçu comme un don. Non, le secret, il est bien connu : photographier, photographier, photographier. Passer des heures sur le terrain pour être là lorsque des opportunités se présentent bien sûr, mais aussi pour progresser. A ce titre je vous suggère de regarder la vidéo que Sean Tucker lui a consacré et vous comprendrez ce que veux dire passer beaucoup de temps sur le terrain (12:10). Pour Joshua, ce sont plusieurs soirées et nuits par semaine pour photographier. La voilà la clé !

Lien : Inspiration Journal – Patrick laROQUE

Lien vers l’article original.

Last year I wrote an article for Medium Format magazine, expanding on the concept of keeping an Inspiration Journal. There’s a post about it here as well so I won’t rehash the basic ideas behind it. What’s important to note is that I’ve kept it going and it’s become a very important part of how I ingest visual content.

Voilà une idée intéressante de Patrick Laroque, un photographe canadien dont j’apprécie particulière l’approche de la photographie et son blog.

Il a repris l’idée du journal quotidien, non pas sous une forme écrite comme on peut le faire pour noter ses pensées mais sous forme visuelle. Il utilise l’app DayOne pour collecter les photos qu’il trouve intéressantes dans le but de nourrir son inspiration. Un journal d’inspiration.

En fin d’année, il exporte ce look book au format PDF pour l’annoter, retrouver les raisons qui l’ont poussé à choisir telle ou telle image. L’objectif est d’appliquer ce que l’on découvre à sa propre pratique de la photographie.

Une idée à mûrir.

Dans le GAS

Il y a quelques jours sur mon compte Twitter :

Oui, il y avait longtemps que je n’avais pas été tenté d’acheter du nouveau matériel photo. Ma dernière acquisition était le Fuji X-T2, et c’était en mars 2017 ! J’avais enfin réussi à me convaincre que la raison de la piètre qualité de mes photos n’était pas le truc entre le sujet et moi, mais se situait bel et bien derrière l’objectif. Pratiquer, pratiquer, pratiquer. Et puis, en duo avec le X100, je ne peux pas me plaindre, j’ai l’équipement dont beaucoup rêverait.

Cela ne m’empêche pas de suivre les sorties… En particulier chez Fuji (mais pas que). La grande nouveauté des dernières semaines est le nouveau X-Pro, 3ème du nom. Avec le X100 sorti un an plus tôt, la gamme X-Pro a fait le renouveau de la marque grâce à un subtil mélange de rappel vintage (des boutons partout) mais aussi de vraies innovations (le viseur hybride, à ma connaissance unique). La troisième version du X-Pro permet à Fujifilm d’avancer encore dans cette même veine en proposant un appareil presque sans écran. En réalité, l’écran est masqué. Ce ne sont pas les premiers à faire cela, Leica le propose depuis longtemps sur certains de ses numériques, mais ce sont les seuls parmi les généralistes qui osent franchir le pas. Il faut dire que leur gamme est aujourd’hui assez large pour pouvoir proposer ce type de concept, destiné à une catégorie de photographe assez étroite, catégorie dont je pense faire partie.

Revenons-en au GAS. Pour être exact, ce n’est pas vraiment Fujifilm qui m’a déclenché la crise, mais un photographe qui a travaillé avec eux pour développer cet appareil, Jonas Rask. Son blog est une pépite et ses articles, illustrés de superbes photos de matériel sont autant de tentations de rechute. Son article fleuve sur le X-Pro 3, et pas mal d’heures passées sur YouTube m’ont convaincu que cet appareil était fait pour moi. Du moins, au plus fort de la crise.

Et puis, mes heures de méditation et toute la dose de grande sagesse que cela m’apporte à enfin servi à quelque chose : me poser et réfléchir. Ai-je vraiment besoin de cet appareil pour faire des photos, plus de photos, de plus belles photos? Réponse : NON. La crise est passée.

Enfin presque, car j’ai quand même succombé. Mais cette fois-ci, c’est pour quelque chose de plus utile, un objectif. Je viens de compléter mon XF 35 f/1.4 par un XF 50 f/2. Je suis en train de le tester, bilan dans quelques jours.

A la recherche du sac parfait

Je suis fier de moi. Je n’ai pas acheté de matériel photo depuis près de trois ans. J’ai l’impression d’avoir fait un grand pas vers la raison d’être du photographe, la sagesse qui place l’image avant le matériel. Ne nous emballons pas, tout n’est pas encore gagné.

D’ailleurs, il y a un équipement pour lequel le syndrome G.A.S (Gear Acquisition Syndrome) est toujours bien actif, ce sont les sacs photo. Je devrais même étendre à toutes les catégories de sac. Sac photo, sac pour tous les jours, sac pour le voyage, sac pour les sorties, sac pour travailler… Le nombre de catégories ne me facilite pas la tâche lorsqu’il s’agit d’en renouveler un (ou plutôt d’en ajouter un à ma collection). J’essaie de trouver l’arme ultime, le sac que je pourrai sortir en toutes occasions et qui m’accompagnera plusieurs années. Après avoir testé une bonne dizaine de modèles, je dois avouer que je commence à douter qu’il existe quelque part.

Bruxelles, moment 3 : L’Atomium

Cet article fait partie d’une série, Bruxelles en 3 moments. Trois articles sur trois lieux très différents de Bruxelles. Trois explorations photographiques, rapportées d’un long weekend à Bruxelles.

D’accord, vous avez l’impression que je vous arnaque. J’avais promis des endroits qui sortent des sentiers battus et nous voilà à la tour Eiffel de Bruxelles. Explications. Bien que figure symbolique de Bruxelles, voire de toute la Belgique, et site le plus visité du pays, les avis des visiteurs de l’Atomium restent mitigés (il n’est que le 6e site préféré de Bruxelles sur TripAdvisor). J’avais donc envie de me faire ma propre opinion.

Bruxelles, moment #2 : Kumiko izakaya

Cet article fait partie d’une série, Bruxelles en 3 moments. Trois articles sur trois lieux très différents de Bruxelles. Trois explorations photographiques, rapportées d’un long weekend à Bruxelles.

Doit-on se nourrir exclusivement de paëlla à Barcelone, de burgers à LA ou de nems à Hanoï ? À Bruxelles, vous pouvez opter pour la cuisine locale, au  » C’est Bon c’est Belge » par exemple. Mais pourquoi ne pas tenter des gyozas ? Direction le Kumiko avec une promesse : vous faire découvrir les meilleurs de la ville. Le Kumiko est ce que l’on appelle au Japon un izakaya, un établissement qui se rapproche du pub anglais. C’est un bar dans lequel on peut commander quelques plats que l’on partage autour d’une bière. En cela, le kumiko respecte parfaitement la formule.

Bruxelles, moment #1 : La Brasserie Cantillon

Cet article fait partie d’une série, Bruxelles en 3 moments. Trois articles sur trois lieux très différents de Bruxelles. Trois explorations photographiques, rapportées d’un long weekend à Bruxelles.

Pour ce premier moment, je vous emmène à la brasserie Cantillon.

La brasserie Cantillon est une brasserie familiale établie à Bruxelles (Anderlecht pour être précis) depuis 1900. C’est la seule brasserie de la province de Bruxelles qui produit du lambic, une bière qui n’existe que dans une dizaine de brasseries au monde, toutes en Belgique évidemment. Car le lambic est né ici, sur les rives de la Senne, une rivière qui coule au sud de Bruxelles.