Mes données rassemblées

Il y a quelques mois, j’avais détaillé comment mes données étaient éparpillées dans une multitude d’outils. Au fil des tests d’applications, tombé sous le charme de la nouveauté je me suis retrouvé avec une panoplie d’outils pour gérer les mêmes types de données. Il fallait faire quelque chose. Je m’étais alors fixé quelques objectifs pour régler le problème :

  • Je ne dois plus avoir à me poser de questions sur l’App à consulter lorsque je veux enregistrer ou chercher des informations.
  • Je veux réussir à diminuer le nombre d’outils.
  • Si possible, les outils doivent pouvoir être disponibles en tant qu’application web ou version Windows pour utilisation au travail en plus des versions macOS et iOS.
  • Je ne m’interdis pas d’abandonner des Apps que j’utilise aujourd’hui.
  • Je dois quand même essayer de résister à la tentation de la nouveauté, l’App du moment qui aura disparu dans un an.

Le défi était de taille il m’a fallu plusieurs mois pour trouver la configuration idéale. Je l’utilise maintenant depuis assez longtemps pour considérer qu’elle me convient pour durer dans le temps et donc vous la partager.

Gérer les notes

C’est la catégorie qui a toujours été la source de mes égarements. Parce que les notes sont de natures différentes (tout peut être considéré comme une note), chaque type de note peut avoir son outil dédié. C’est la situation dans laquelle je me suis retrouvé à force d’essayer des apps et de les adopter pour gérer chacun une catégorie de mes notes. Trouver un outil universel a été compliqué car aux outils que je possédais déjà, j’en ai ajouté d’autres que je voulais tester. Je savais que je voulais abandonner Evernote qui avait perdu à mes yeux l’agilité de ses débuts. Le format propriétaire était aussi un inconvénient, en particulier parce qu’il ne gère pas le format Markdown qui est un gage de portabilité vers d’autres outils. Je me suis donc retourné vers Bear que j’ai utilisé pendant de nombreuses semaines après y avoir transféré l’essentiel des notes que j’avais dans Evernote (les autres sont passées à la poubelle). Bear est certainement le gestionnaire de notes le plus joli, un design et une ergonomie qui invitent à l’écriture. Mais il n’est réellement adapté qu’à la gestion de textes, pas assez costaud pour gérer des pièces attachées (des pdf de factures par exemple), des signets web ou des tableaux.

Atomic Habits, premières pages

J’entends parler de Atomic Habits depuis des mois, par petites touches dans les sites que je consulte, les podcasts que j’écoute, les réseaux sociaux. Je l’ai donc sorti de ma liste des livres à lire pour enfin m’y plonger. Je ne suis pas déçu par les premières pages et je retrouve les qualités que d’autres avaient perçues. C’est bien écrit, agréable à lire, beaucoup de concepts, bien illustrés et approfondis.

A tel point, que j’avais envie de vous partager les premières idées mises en avant par James Clear.

Comme vous l’aurez compris, le sujet est la mise en place de petites habitudes pour atteindre des objectifs. Et justement, la premier conseil du livre est d’oublier les objectifs. Comment ça ? On nous dit depuis toujours qu’il faut se fixer des objectifs, ambitieux si possible, sinon rien de possible.

Ce que dit James Clear, c’est que ce concentrer sur des objectifs c’est prendre le problème à l’envers. Ce qui est important à l’inverse est de mettre en place des systèmes, des tactiques pour avancer, sans se préoccuper des objectifs. Je trouve cette idée tellement simpliste et pourtant brillante, évidente. Il y ajoute quelques arguments qui font mouche.

Si vous oubliez complètement vos objectifs et vous concentrez uniquement sur votre approche, arriverez-vous à atteindre votre but ? Au lieu de penser au championnat que vous allez gagner et si, à la place vous vous concentriez sur votre entraînement ? Quelle est selon vous la meilleure tactique pour y arriver ?

Que dire de la différence entre gagnants et perdants ? Ne partagent-ils pas tous les mêmes objectifs à l’origine ? Les athlètes ne veulent-ils pas tous être champions olympiques ? Pourquoi les médaillés d’argent ont échoué ? Ils partageaient pourtant la même volonté d’atteindre leur objectif.

Atteindre un objectif est souvent une expérience frustrante et inutile. Que se passe-t-il après ? Une fois votre bureau rangé, votre objectif atteint, que devient votre espace de travail trois semaines plus tard si vous ne faîtes rien ?

Je termine avec l’argument le plus important à mon sens : les objectifs nuisent à votre bonheur. En se concentrant sur les objectifs, vous vous abstenez de vivre le chemin, de profiter des petits instants heureux pour ne vivre au final qu’un court moment de bonheur lorsque l’objectif est atteint. Vous remettez alors vos chances de bonheur à l’atteinte de votre prochain objectif.

The problem with a goals-first mentality is that you’re continually putting happiness off until the next milestone.

Je ne sais pas ce que donnera la suite de la lecture, mais j’avoue que je suis séduit par ces premières lignes. Bien souvent, ce type de livres parle d’évidences. C’est aussi le cas pour Atomic Habits, mais parfois on n’a besoin de se les rappeler, qu’on nous les remette en perspective.

Mes données éparpillées

Si vous voyiez mon bureau au travail, vous diriez que je suis quelqu’un d’ordonné. Lorsque je le quitte le soir, il ne reste pratiquement rien dessus et même dans la journée, il n’y a jamais plus d’un ou deux dossiers ouverts. Je sais que cela donne l’impression de ne pas vraiment travailler, la norme est aux bureaux surchargés, signe d’une activité intense. En réalité, cet ordre apparent cache une organisation très perfectible : tout est rangé dans des dossiers dans les armoires et les tiroirs. Beaucoup de dossiers. Beaucoup trop certainement, car j’ai parfois du mal à savoir où sont les choses.

C’est exactement la même chose pour mes données personnelles, toutes les données numériques que je souhaite garder pour plus tard, soit parce que je les trouve intéressantes (liens web, adresses, livres), soit parce qu’il s’agit de contenu que j’ai moi-même créé (articles de blog, notes, listes de tâches). Tout semble organisé, j’ai de nombreux outils sur mes appareils pour gérer ces informations. Beaucoup d’outils. Beaucoup trop certainement, car j’ai parfois du mal à savoir où sont les choses.