Fuji X100V : Sortie de boîte

Comme vous l’aviez compris à la lecture de mes premières impressions lors de la présentation du X100 cinquième génération, j’ai remplacé mon X100T après 5 années de bon et loyaux services. J’ai récupéré le nouveau bébé hier soir et je vous livre en vrac mes sentiments à l’ouverture de la boîte. La boîte justement a pris un peu de volume, essentiellement en raison des deux énormes manuels papier car pour le reste, le contenu est à la baisse. Fujifilm a décidé de ne plus livrer de chargeur de batterie avec ses appareils. C’est certainement une question d’économie et peut-être d’écologie car, en adoptant un connecteur USB-C sur ses appareils, on peut recharger la batterie en connectant l’appareil sur n’importe quel chargeur USB-C. Reste que si vous souhaitez avoir plusieurs batteries pour charger en temps masqué, il vous faudra investir dans un chargeur séparé. La bonne nouvelle est que le X100T adopte la grosse batterie W126S que l’on trouve sur le reste de la gamme. C’est une promesse d’une autonomie en forte hausse (c’était le point faible de la série X100 depuis le début). L’autre bonne nouvelle, c’est que je vais pouvoir partager mon stock de batteries avec le X-T2 mais également le chargeur.

La première prise de contact avec un appareil, le toucher, le voir, forge souvent les impressions qui dureront. A ce titre, le X100V m’a tout simplement bluffé. La qualité perçue de l’appareil a fait un énorme bond par rapport au X100T – c’était peut-être déjà le cas avec la version F mais je n’en ai jamais eu entre les mains. Les matériaux sont superbes, en particulier le capot supérieur en aluminium. Le poids légèrement supérieur (40g de plus) y est peut peut-être aussi pour quelque chose. En réalité, je pense que cette impression de qualité est grandement due au nouveau design. J’aime les angles acérés du capot, le fait qu’il soit complètement plat et sa forme inclinée sur l’arrière. Le dessin est plus sobre, chaque chose est à sa place et le tout respire la confiance tant dans le choix des matériaux que des assemblages. Sans atteindre les niveaux de la marque au point rouge (celle qu’on ne peut nommer quand on a un X100 car il paraît qu’on ne peut pas comparer), on sent une certaine inspiration germanique de la part des designers nippons.

J’en suis encore au stade de la découverte, ce qui veut dire pour moi lire le manuel en entier. Oui, j’aime lire les manuels avant d’utiliser un nouvel appareil. Avec 300 pages, cela va me prendre un certain temps. Je peux cependant ajouter deux ou trois points sur les premières minutes passées à manipuler l’appareil :

  • L’écran m’a semblé plus petit, il a pourtant la même taille que sur le T, 3 pouces. Par contre, L’intégration du système articulé est superbe. Fermé, l’écran ne trahit en rien l’esprit d’origine du X100. A part la petite encoche sur le côté, on ne le remarque même pas.
  • L’écran tactile semble être assez sensible et je me suis retrouvé plusieurs fois à l’activer involontairement. J’avais déjà lu cette remarque, c’est à confirmer en utilisation sur le terrain.
  • La molette de sélection des vitesses est plus dure, plus qualitative. Par contre la molette intégrée de sélection des ISO n’est pas très lisible (il vaut mieux contrôler les valeurs à l’écran pendant que l’on tourne la molette) et semble un peu fragile lorsqu’on la soulève.
  • La mise au point manuelle bénéficie d’une nouvelle motorisation. Elle semble plus réactive et ainsi plus facile à utiliser, mais le moteur me paraît aussi plus bruyant.
  • La prise en main est parfaite. La poignée semble plus proéminente et propose surtout un renflement plus marqué et donc plus sécurisant pour une tenue à une main.
  • La disposition des boutons est nettement meilleure. Il y a moins de boutons avec la disparition du multi-pad. Cela ne me gêne pas, au contraire, il y a plus de place pour positionner son pouce sur le dos de l’appareil et la disposition des autres boutons me paraît idéale. Après quelques minutes, j’avais déjà trouvé mes marques.

Ce ne sont là que quelques impressions à chaud. Le point le plus remarquable est la qualité de fabrication et le sentiment d’avoir un appareil sérieux. Fini l’aspect « jouet » que l’on pouvait parfois ressentir avec les versions précédentes (surtout l’original). C’est un appareil qui donne envie de photographier, et c’est l’essentiel. Je m’arrête ici car cela n’a pas plus d’intérêt, ce qui est important c’est le terrain et les images qu’il me permettra de faire. Alors, rendez-vous dans quelques jours pour savoir réellement ce que j’en pense.

4 réponses sur « Fuji X100V : Sortie de boîte »

Salut Fred,
Chouette mise en bouche !
Ne t’inquiètes pas pour la molette des ISO, utilisant déjà ce système sur le X-Pro2, ça ne bouge pas plus que ça et ça résiste bien dans le temps. Tu as la chance sur le X100V qu’elle reste en position haute le temps de pouvoir changer ta sensibilité.
Pour ma part, je pense qu’il viendra remplacer mon X-E2 vieillissant car cette cinquième génération est vraiment très bonne !
À plus tard.

Oui, j’ai pu le tester un peu sur le terrain avant d’être bloqué à la maison et c’est maintenant devenu mon journal de confinement. Après quelques heures d’utilisation j’ai effectivement moins de craintes sur la solidité de la molette. Utilisant beaucoup l’ISO auto, j’ai pu mettre le réglage via l’écran tactile, du coup j’utilise pue la molette. Excellent appareil en effet et à partir d’un X-E2 ce sera un énorme saut. Merci pour ta visite.

Bonjour Fred, oui c’est prévu, au moins quelques images prises chez moi (pas de street en ce moment évidemment). En tous cas, le premier ressenti est excellent, ce dont chaque possesseur de X100 a rêvé (solide, rapide, meilleur objectif, rendus encore plus beaux…)

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