ONA Lima : le Pérou des courroies photo

ONA-Lima-FeatureJe n’ai pas (encore) rencontré M. Shigetaka Komori[1]. Il est peu probable que je le rencontre un jour, mais si cela devait arriver, je me permettrais de lui donner un petit conseil sur la façon de mener sa société. Je lui dirais ceci : “Continuez à faire des appareils photo qui nous font rêver, mais de grâce ne tentez pas la diversification en vous lançant dans la maroquinerie”.

Car il faut bien l’avouer, les courroies fournies par Fujifilm avec leurs appareils sont les pires que l’on peut trouver. Elles sont faites d’un plastique bon marché, leur bordure étroite vous lamine le cou et elles finissent par s’effilocher en quelques jours d’utilisation. J’ai essayé celle du X100 quelque temps, mais pour le X-E2, je n’ai même pas pris la peine de la sortir de la boîte.

Vous savez à quel point j’aime les produits ONA. J’ai acheté un sac Brixton il y a quelques mois et il ne me quitte plus. Bien évidemment, lorsque j’ai cherché une courroie pour mon X-E2, j’ai tout naturellement regardé ce que proposait la marque. Il y a deux modèles : la Presidio pour réflex (elle peut supporter jusqu’à 2,7 kg) et une version plus fine, et donc plus élégante, la Lima, plutôt destinée aux hybrides. C’est cette dernière qui a eu ma préférence. Ne restait plus qu’à trouver l’oiseau rare. Les produits ONA ne sont pas faciles à dénicher, ils ne sont disponibles sur les sites web français que depuis quelques semaines et presque impossibles à voir en vrai en France. Aussi, lorsque Marie, de la boutique parisienne Cirque Photo, m’a indiqué que les produits étaient désormais disponibles chez eux, c’était jour de fête. Un passage en boutique s’imposait.

Les produits ONA se veulent dans l’air du temps et la marque joue avec les codes actuels de la mode : vintage, urbain et authentique. Pour cela les matériaux utilisés revendiquent leur caractère à la fois nobles et tendance : cuir et toile enduite. La courroie Lima existe en trois coloris, assortis avec les sacs : Field tan (beige), black (noir…) et Smoke (gris foncé). J’ai opté pour le Smoke, la couleur de mon Brixton.

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Comme toujours, la fabrication est irréprochable. La toile enduite est à la fois solide et confortable, grâce au garnissage en mousse de la bande de cou. C’est un matériau assez rigide quand il est neuf, il faudra donc quelques sorties pour qu’il s’assouplisse. C’est ce que j’ai pu constater avec le sac. Avec le temps, il est devenu plus souple, mais aussi plus clair et moins sensible aux marques (les premiers jours, on a l’impression que les rayures vont le recouvrir).

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Les sangles sont faites de cuir. Elles sont relativement étroites, mais le cuir paraît solide, en tout cas largement assez pour supporter un hybride, voire un réflex. Pour la fixer à l’appareil photo, il vous faudra utiliser les anneaux fournis avec votre appareil, car il n’y en a pas avec la courroie. Il faudra y glisser la courroie et la refermer a l’aide des boucles (type ceinture).

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La courroie possède une deuxième boucle de chaque côté, destinée à offrir une seconde possibilité de réglage de la longeur. Elles ne possèdent que deux positions (deux trous) de réglages, ce qui laisse penser que ONA les a mises plus pour l’esthétique que pour le côté pratique. La longueur maximale de la courroie est d’environ 1,60m. Cela peut paraître long, mais en réalité c’est peut-être un peu juste pour les très grands. Pour moi, c’est parfait : cela me permet de le porter en bandoulière croisée sur l’épaule car je n’aime pas trop avoir un appareil autour du cou qui se balance lorsqu’on se penche.

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A 67€, on reste dans les standards de la marque, visant plutôt le haut de gamme. Comme c’est désormais la coutume, on retrouve le même prix que celui des US en dollars (69$). Vu les niveaux des frais de port, et éventuellement les frais de douane si votre colis est intercepté, l’acheter aux US ne présente pas vraiment d’intérêt. De plus, je considère que la possibilité de voir le produit, l’essayer et le comparer vaut bien les quelques euros de plus. D’ailleurs, si vous voulez voir d’autres produits ONA, je vous conseille de vous rendre chez Cirque. A leur grand regret, ils n’ont, hélas, pas tous les modèles en stock car ONA les livre au compte-gouttes. Victimes de leur succès, ils sont fréquemment en rupture.

Une fois de plus, la qualité ONA est au rendez-vous. Les premières heures passées avec la courroie me confortent dans mon choix : elle n’est pas seulement belle et solide, elle est aussi très confortable. L’impression globale laisse présager une durée de vie appréciable. Et puis, avec le Brixton et le X-E2, elle a vraiment de la gueule, non ?

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  1. Président de Fujifilm

5 réponses sur « ONA Lima : le Pérou des courroies photo »

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