Un bureau à la maison

On a souvent chez soi une pièce à tout faire qui devient assez vite la pièce où tous les objets inutiles finissent par s’échouer. Quand cette pièce se trouve dans un appartement qui n’en compte que trois, cela finit par faire un beau gâchis d’espace. C’est ce qui est arrivé à notre ancien bureau. Il y a quelques mois, à la faveur d’une poussée de motivation, nous avons repris les choses en main : jeter/donner/vendre ce qui était inutile, ranger ce qui traînait et redonner un coup de neuf à la pièce pour lui rendre sa fonction d’origine et mieux organiser les espaces de rangement. Mes journées de télétravail se faisant plus fréquentes, c’était devenu nécessaire et j’avais surtout envie d’avoir un espace agréable pour travailler aussi sur mes projets personnels. Voici à quoi ressemble la partie réservée au bureau :

C’est l’occasion de vous donner un peu plus de détail sur les choix que nous avons faits pour aménager cet espace mais aussi les outils que j’utilise à la maison.

L’aménagement de l’espace (en bleu)

  1. Le plateau est une simple planche OSB fixée au mur par des équerres, poncé soigneusement et verni sinon gare aux échardes. Trois trous permettent de passer les cables qui sont rangés sous le plateau grâce à des range-câbles Signum Ikea. C’est peut-être la partie dont je suis le moins satisfait, l’OSB manquant de rigidité et un plateau plus sobre (blanc par exemple) serait certainement plus approprié.
  2. Le pied provient de La Fabrique des Pieds, une jeune entreprise artisanale nordiste qui propose un choix intéressant de pieds design à des prix contenus.
  3. Trouver la bonne chaise de bureau a été le plus compliqué pour allier design et confort. Au final nous avons opté pour ce modèle Clyde de chez Maisons du Monde, un basique qui a prouvé son efficacité sur le temps.
  4. Le bloc tiroirs vient également de chez Ikea, modèle ALEX noir.
  5. L’OSB peut être un peu rugueux, j’ai donc choisi ce tapis Deskmate Satechi imitant parfaitement le confort du cuir en couleur cognac en prévision d’un futur plateau blanc.
  6. Ma lampe Foscarini Binic a retrouvé parfaitement sa place dans cet espace, un superbe cadeau qui me tient vraiment à coeur.
  7. Encore Ikea pour le système de rangement Skadis astucieux. Il existe différents modèles et formes ainsi que de nombreux accessoires. Après installation de celui qui au-dessus de l’écran, j’ai réalisé que le système n’était pas fait pour cette orientation, il a fallu jouer avec les petits crochets pour que ça fonctionne quand même. A savoir.
  8. Le système d’étagères provient d’un site allemand, Regalraum auquel j’avais déjà fait appel pour d’autres pièces de la maison. Le équerres (modèle Cuadro) sont discrètes et solides et les plateaux disponibles sont variés, à des prix restant raisonnables même pour des dimensions sur mesure. Livraison rapide et fiable.
  9. Même si j’ai quelques unes de mes photos accrochées aux murs de l’appartement, je ne suis pas assez mégalo pour en mettre partout. Nous avons choisi des affiches du site Desenio pour décorer la pièce (celle-ci et deux autres affiches de Londres sur le mur opposé)

Mes outils numériques (en rouge)

  1. Mon MacBook Pro est un modèle 13.3 pouces de fin 2016 (i5 2,9GHz, RAM 16 Go, SSD 500Go). Je l’utilise essentiellement pour Lightroom et la musique, l’iPad devenant petit à petit mon ordinateur principal. D’ailleurs, lorsqu’il sera temps de le remplacer dans 2 ou 3 ans, j’opterai certainement pour un Mac mini amplement suffisant pour mon utilisation à la maison.
  2. J’ai quelques accessoires Apple que j’utilise indifféremment avec le MacBook ou l’iPad : un Magic Keyboard et une Magic Mouse, tous deux assez anciens.
  3. Pour augmenter la capacité du MacBook, j’ai un disque externe SSD SanDisk Extreme Portable 1To. C’est mon espace de stockage pour toutes mes photos en cours (les 2 dernières années, les autres étant archivées sur un NAS Synology), seule la bibliothèque Lightroom restant sur le disque du MacBook. Et je peux le connecter à l’iPad si besoin.
  4. Mon ordinateur principal est un iPad Pro 10.5 pouces 256Go (or) de 2017. C’est l’appareil que j’utilise le plus en terme de temps passé (sur les réseaux sociaux, le web, youtube, lire…) mais aussi pour « faire » des choses. La totalité des articles publiés depuis quelques mois sur ce site l’a été de A à Z avec l’iPad. J’utilise parfois le stylet pour certaines opérations, souvent un clavier quand j’écris et de plus en plus une souris depuis iOS 13.4
  5. J’ai craqué pour les AirPods Pro, ayant utilisé longtemps des écouteurs filaires Bose Sportsound. Je comprends mieux pourquoi certains pensent que cet appareil est un des meilleurs jamais conçus par Apple.
  6. Mon téléphone est un iPhone X 64Go Silver (2017). C’est aussi un superbe appareil; au bout de trois ans il tourne comme une horloge et reste encore largement suffisant pour mes besoins et les exigences des dernières versions d’iOS (comme quoi, l’obsolescence programmée n’est peut-être pas si programmée que cela).
  7. En complément de la Magic Mouse que j’utilise de moins en moins, j’ai une Logitech MX (1ère génération) depuis quelques années. Le nombre de boutons programmables est impressionnant et l’ergonomie presque parfaite (deux boutons sont particulièrement difficile à atteindre, ils ont d’ailleurs été relocalisés sur la version 3). Je l’utilise aussi avec l’iPad mais avec quelques difficultés sur iOS 13.4 pas encore vraiment stabilisé (la roulette par exemple ne répond pas toujours).
  8. L’écran est un l’équipement le plan ancien, il a 14 ans et fonctionne toujours à merveille avec un rendu des couleurs parfait. J’avais choisi le modèle 24 pouces SX2462W de la marque Eizo et je ne regrette pas cet investissement dans un écran dédié photo (les prix des écrans Eizo peuvent rapidement s’envoler selon les modèles). Je n’envisage pas de la changer pour le moment, même si un 27 pouces avec une résolution un peu plus élevée me tenterait bien.
  9. Pour calibrer l’écran, j’utilise une sonde X-rite i1 Display Pro. Elle est venue avantageusement remplacer il y a quelques années une sonde Datacolor Spyder.
  10. Passons à la partie son pour faire de la musique ou enregistrer mes podcasts. Mon interface USB est une Scarlett 2i4 de la marque Focusrite. C’est un produit un peu ancien mais la gamme Scarlett existe toujours, et toujours avec la même qualité audio, fiabilité et solidité.
  11. J’ai conservé des moniteurs amplifiés de home studio que j’ai depuis au moins 20 ans, des Roland DS-30A. J’imagine qu’il existe bien meilleur et plus compact sur le marché aujourd’hui.
  12. Le casque Audio Technica ATH-M50x est un grand classique des casques de monitoring audio (musiciens, DJs) pour sa fidélité des rendus. C’est le casque que j’utilise au quotidien à la maison. En plus d’un son irréprochable il est solide et vraiment confortable pour les longues écoutes.
  13. J’ai acheté ce micro Rode NT1-A il y a pas mal d’années aussi. C’est un modèle qui existe toujours au catalogue, reconnu pour sa qualité d’enregistrement des voix. C’est celui que j’utilise pour mes podcasts, branché en XLR sur la Scarlett qui est capable de lui fournir l’alimentation fantôme 48v dont il a besoin.

Tout le reste (en vert)

J’ajoute quelques commentaires sur les objets que vous pouvez voir sur les étagères, en particulier l’essentiel de mon matériel photo.

  1. Si vous suivez le blog, vous savez que j’ai depuis quelques jours le tout dernier Fuji X100V. Je l’utilise au quotidien, il est venu remplacer la lignée de ses aînés X100T et X100 de première génération.
  2. J’ai également un Fuji X-T2 qui me permet d’être un peu plus polyvalent grâce à trois objectifs qui complètent le 23mm (equivalent 35) du X100V : mon objectif préféré le XF35mm-f1.4R (eq. 50mm), le XF50mmF2R WR (eq. 75mm) acheté récemment comme bonne alternative aux chers XF56 et pour finir, l’objectif vendu en kit avec les appareils Fuji (je l’avais eu avec mon X-E2) le très vénérable XF18-55mmF2.8-4 R LM OIS (eq. 27-82mm), un objectif bien au-dessus de ce que proposent la plupart des marques en objectif kit. Je l’utilise énormément en voyage comme objectif universel avec des résultats plus que décents.
  3. Il me reste encore un appareil Canon rescapé du switch, c’est un modèle argentique EOS 50E (E pour eye detection : la mise au point se faisant sur le collimateur que l’on regarde dans le viseur – je me demande d’ailleurs pourquoi cette technologie datant de 1995 n’a jamais vraiment été reprise par la suite). Je l’ai réutilisé récemment et j’ai encore quelques pellicules dans mon frigo.
  4. Dans ma dernière newsletter, je vous parlais des carnets Field Notes. J’ai quelques exemplaires de petits modèles que j’utilise pour prendre des notes lors de mes sorties photo. J’apprécie particulièrement la qualité du papier qui va parfaitement avec mon stylo préféré, un bille Caran d’Ache de la série 849.
  5. Une autre marque de carnets que j’apprécie pour leur qualité, les carnets Leuchtturm 1917 (bien meilleurs à mon goût que les Moleskine). Il s’agit ici d’un modèle A5 dotted que j’ai utilisé pendant une année pour mon bullet journal.
  6. J’en profite pour vous reparler du livre photo de Sean Tucker, Collection III. Hélas épuisé depuis.
  7. J’ai commencé à vous parler de ma passion pour le monde du café. Le magazine Standart est consacré au café de spécialité. C’est un bimestriel avec des articles de fond sur tous les acteurs de la chaîne du café. Les articles sont passionnants, la mise en page, le papier et les illustrations superbes. Un magazine hautement recommandé si ce sujet vous intéresse.
  8. Que serait une déco sans quelques plantes (désolé, j’ai aussi succombé à la tendance). Et pour allier plantes et passion pour le café, j’ai tenté pour la deuxième fois (le premier essai a échoué) d’avoir un caféier. Je crois avoir trouvé ce dont il a besoin et il vient de dépasser ses 6 mois sans encombre à la maison. La récolte, c’est pour dans 3 ans.

Copie ou inspiration ?

Start your own project because once you have a goal in mind and work towards it, you’ll feel a sense of joy and purpose. If you do your own master copy remake, have fun with it. Slowly incorporate the same geometry or dynamic symmetry that Henri Cartier-Bresson did. If you’re analyzing a master painter, make note of the design techniques they used and try to use them in your own work.

Excellent article de PetaPixel (Henri Cartier-Bresson Photos Reimagined as Satirical Paintings). Sous un titre racolleur, comme malheureusement assez souvent sur ce site, cet article est passionnant. L’art de la composition, de la géométrie mais surtout la différence entre copie et appropriation d’une œuvre pour se l’approprier et alimenter sa propre recherche de style.

Collection III by Sean Tucker

Sean Tucker n’est pas seulement le meilleur philosophe de la photographie, c’est avant tout un photographe de talent. Chaque année il publie une rétrospective des meilleurs images prises au cours des derniers mois. Un petit livre au format carré, sobre comme ses vidéos, tout en images, juste quelques mots, appelé simplement collection.

Ce matin, j’ai reçu le tome III (les deux premiers sont hélas épuisés). Les photos sont superbes et son style est une grande source d’inspiration pour moi.

J’adore cette idée de rétrospective et je pense que chaque photographe, a commencer par moi, devrait faire cela chaque année. Pour soi, parce que les images n’existent vraiment qu’une fois imprimées. Cela n’a pas besoin d’être un livre, juste une collection de tirages que l’on met dans une jolie boîte.

Photo Sniper

J’ai toujours été un photographe parcimonieux. J’en ai parlé souvent ici, fier de mes sorties dont je rentrais avec moins de 20 images. J’ai toujours pensé que c’était une qualité, la marque des photographes qui savent ce qu’ils veulent obtenir et ne gaspillent pas leur temps à capturer au filet tout ce qui se présente. J’ai tout faux !

Joshua K. Jackson : capturer l’âme de la rue

Je suis un grand fan du travail du photographe londonien Joshua K. Jackson. Depuis quelques jours, Adobe met son travail en avant en lui dédiant une page entière, faisant au passage la promotion de ses solutions qui sont sensées tous nous transformer comme par magie en street photographer aussi talentueux que Joshua.

Je regarde de près le travail de Joshua K. Jackson depuis un moment avec ses comptes Instagram et Twitter très actifs. Il y publie quotidiennement des nouvelles photos, la plupart issues de sa séance nocturne de la veille. Car le secret de la qualité de ses photos, comme vous l’aurez compris, n’est pas le fruit des produits Adobe, ni même d’un talent inné qu’il aurait reçu comme un don. Non, le secret, il est bien connu : photographier, photographier, photographier. Passer des heures sur le terrain pour être là lorsque des opportunités se présentent bien sûr, mais aussi pour progresser. A ce titre je vous suggère de regarder la vidéo que Sean Tucker lui a consacré et vous comprendrez ce que veux dire passer beaucoup de temps sur le terrain (12:10). Pour Joshua, ce sont plusieurs soirées et nuits par semaine pour photographier. La voilà la clé !

Lien : Inspiration Journal – Patrick laROQUE

Lien vers l’article original.

Last year I wrote an article for Medium Format magazine, expanding on the concept of keeping an Inspiration Journal. There’s a post about it here as well so I won’t rehash the basic ideas behind it. What’s important to note is that I’ve kept it going and it’s become a very important part of how I ingest visual content.

Voilà une idée intéressante de Patrick Laroque, un photographe canadien dont j’apprécie particulière l’approche de la photographie et son blog.

Il a repris l’idée du journal quotidien, non pas sous une forme écrite comme on peut le faire pour noter ses pensées mais sous forme visuelle. Il utilise l’app DayOne pour collecter les photos qu’il trouve intéressantes dans le but de nourrir son inspiration. Un journal d’inspiration.

En fin d’année, il exporte ce look book au format PDF pour l’annoter, retrouver les raisons qui l’ont poussé à choisir telle ou telle image. L’objectif est d’appliquer ce que l’on découvre à sa propre pratique de la photographie.

Une idée à mûrir.

Digital Maximalist

Parmi les blogs que je lis régulièrement, j’apprécie particulièrement les articles de Yannick Schutz sur Vadrouilles. Je rebondis ici sur un de ses récents billets où il est question de la diète numérique, le digital minimalism. Il m’a donné envie de lire le livre de Cal Newport (Digital Minimalism), non seulement parce que le sujet m’intéresse mais aussi parce que j’avais adoré Deep Work du même auteur. J’espère y retrouver l’intelligence du propos, le pragmatisme et la justesse des conseils. Dans Deep Work, l’éloignement de la distraction digitale était déjà au cœur de Le méthode proposée.

Je ne sais pas si vous prêtez attention aux statistiques d’utilisation de vos appareils. Si vous êtes chez Apple, j’imagine que vous aviez jeté un coup d’œil intrigué à la sortie de la fonctionnalité Temps d’écran lorsqu’elle est apparue avec iOS 12. Passé le premier choc des chiffres que vous y avez lus, vous avez bien vite oublié ces statistiques et repris votre consommation numérique normale. Peut-être pas vous, mais moi, oui.

J’y retourne donc aujourd’hui pour voir à nouveau ces statistiques, tout en restant conscient que la situation ne s’est pas vraiment améliorée et qu’il va bien falloir faire quelque chose. Voici l’état des lieux sur une semaine assez classique, celle précédent les fêtes :

La liste de mes envies

Non, je n’ai pas gagné au loto. Pour autant, j’avais envie de faire la liste de mes envies. La première raison est que j’adore faire des listes. La plupart des choses que j’écris le sont avec des tirets. Ça me rassure. Autant vous dire que la méthode GTD a été une révélation pour moi. J’ai de nombreuses listes et même pas mal d’Apps sur mon smartphone pour les gérer. Cette liste est un vrai fourre-tout, pas vraiment cohérente, voire carrément contradictoire. A vous de juger.


J’ai envie d’écrire

A chaque fois que je me mets sur mon clavier, que ce soit pour un article de blog ou simplement rédiger un document pour le travail, j’y trouve du plaisir. J’aime enchaîner les lettres, les mots, les phrases pour former un texte le plus fidèle à l’idée que je veux transmettre. Je crois que j’aurais aimé être écrivain, me sentir envahi par des personnages, des lieux et des histoires, les vivre en même temps que l’écriture. Ca ne se fera pas, je n’ai aucun talent pour raconter des histoires. Il me reste le blog, Day One et Medium. Il suffirait que je me mette plus souvent devant mon clavier.


J’ai envie d’un drone

Pas très original. Je passe de plus en plus de temps sur YouTube et j’y trouve des films incroyables. Les images tournées au drone ajoutent une touche de magie. Dans quelques mois ou quelques années, cela sera certainement surfait, mais j’aimerais m’y essayer : apprendre à piloter et trouver les bons cadrages, les bons mouvements. Le Mavic Pro me fait de l’oeil, et Gregory n’y est pas pour rien ; allez jeter un oeil à ces vidéos. Il y a aussi cette vidéo de Mark E Miller que je trouve sublimement montée.

Si j’ai envie d’un drone, c’est aussi parce que j’aimerais faire des vidéos, je crois que c’est une sorte d’étape logique en complément de la photographie. Il me reste à trouver un angle d’attaque et me lancer.


J’ai envie de courir plus vite, plus fort, plus loin

En reprenant la course à pied il y a deux ans, je ne pensais pas que j’y prendrais un tel plaisir. Bien sûr, les débuts ont été laborieux. Il a fallu dérouiller mon corps qui n’a plus 20 ans (et même plus le double) : les tendons d’Achille, les genoux, les hanches… tout y est passé. Il ne reste qu’un vilain mal au talon qui s’installe insidieusement à régler et mon corps sera en phase avec ma volonté de courir plus vite (sur 10 km), plus fort (pas seulement sur terrain plat), plus loin (passer au 20 km).


J’ai envie d’un Fuji X-T2

J’utilise des appareils Fuji depuis plusieurs années maintenant. D’abord un X100 que j’ai toujours puis un X-E2 et un X100T. Depuis, mon matériel Canon, un 5DII et plein d’objectifs, ne sort que rarement du placard. Je ne suis pas encore prêt à vendre mon 5D (ne me demandez pas pourquoi, juste une réticence à abandonner du matériel qui m’a suivi depuis plusieurs années), mais je pourrais commencer à me débarrasser de quelques objectifs que j’utilise moins souvent. Ce serait une sorte de thérapie pour le vrai switch. Avec le X-T2 je retrouverais un vrai AF, des performances proches du réflex, mais aussi la vidéo (voir plus haut pour l’utilité potentiellement potentielle de cette fonction).


J’ai envie de continuer à méditer tous les jours

Mi 2015, alors que j’étais au coeur d’un projet professionnel très impliquant pour moi, j’ai senti peu à peu mon caractère souffrir de cette pression. D’un naturel calme et plutôt enjoué, j’étais devenu irritable, stressé et pas toujours très drôle pour les gens qui m’entouraient. J’ai senti que le moment était venu de prendre les choses en main et mettre en pratique une routine matinale pour mieux démarrer mes journées. Après plusieurs mois de cette pratique, mon bilan a été nuancé, à l’exception d’une chose : la méditation. Il est difficile de résumer ce que cela m’a apporté, car cela nécessiterait un article complet (un jour, peut-être). J’y ai trouvé les ressources pour me retrouver et surtout vivre plus intensément tous les moments de ma vie. Je médite maintenant chaque jour depuis plus d’un an, je compte bien continuer.


J’ai envie de faire de la musique

La musique tient une place tout aussi importante que la photographie dans mon quotidien. J’ai tenté par deux fois d’apprendre le piano sérieusement : 5 ans lorsque j’étais enfant, puis 7 ans en tant qu’adulte, jusqu’à l’année passée. Après ses 12 années de cours, ma conclusion a été sans appel : je ne suis pas fait pour jouer du piano. Mon niveau reste très faible et je sais maintenant que je ne saurai jamais vraiment en jouer. Peu importe, j’ai pris du plaisir à apprendre et il m’en restera toujours quelque chose.

Depuis quelques semaines, j’ai complété le matériel que j’avais déjà (un micro, des enceintes) pour mon home studio : un clavier midi, une carte son et un bon logiciel. J’en suis encore au stade de l’apprentissage de Logic Pro X, mais c’est promis, dès que j’ai quelque chose d’écoutable, je le partage.


J’ai envie de voyager

C’est encore le meilleur moyen pour faire de la photographie. La liste des villes et des pays que j’aimerais visiter s’allonge : Norvège, Rome, Canada, Thaïlande, Nouvelle-Zélande, San Francisco, Polynésie, Venise, Indonésie… et beaucoup d’endroits en France que je ne connais pas. Rien n’est encore planifié cette année, mais j’aimerais bien commencer à biffer quelques noms de cette liste.


J’ai envie de moins consommer

Elle doit vous faire sourire celle-ci. Elle est en contradiction totale avec bon nombre des envies précédentes. C’est un peu l’envie de ma bonne conscience. Comme beaucoup, je m’aperçois que certains achats ne sont pas dictés par les bons ressorts. Le plaisir de posséder passe souvent avant l’utilité. J’ai une marge de manoeuvre importante pour consommer mieux, ce qui devrait aboutir à consommer moins. C’est toujours une lutte interne entre mes envies et la raison. Je vais essayer de mieux maîtriser ma raison pour réorienter ma consommation vers des achats qui me donneront plus de plaisir. Plutôt que d’acheter un nouvel appareil photo, je pourrais partir en voyage pour réellement faire des photos. La lutte commence aujourd’hui.


J’ai envie de lancer un podcast

Je consomme régulièrement des podcasts depuis plusieurs années. Il y a quelques mois, j’ai même failli lancer ma chaîne. Réellement. Le projet a occupé mon esprit pendant de nombreuses semaines et j’avais déjà une idée assez précise du quoi et du comment. J’ai volontairement laissé passer quelque temps pour que mon enthousiasme soit tempéré par la réalité. La réalité du podcasting est qu’il faut du temps, beaucoup de temps et des idées, beaucoup d’idées. C’est une envie qui peut ressurgir à tout moment. Le bon moment.


J’ai envie d’être au moins aussi heureux que maintenant

Qui n’a pas envie d’être heureux ? Mais qui sait vraiment lorsqu’il a atteint le bonheur ? Je ne sais pas si j’y suis parvenu, mais je ne fais pas de plan sur un hypothétique niveau supérieur de félicité. Ce n’est pas de la résignation. Je sais simplement que rien n’est permanent. Dans un sens comme dans l’autre. Dans les moments difficiles, j’ai conscience qu’ils vont passer et que des jours meilleurs arriveront. Dans les moments heureux, je profite de chaque instant.

Je sais aussi que je ne suis pas le seul maître à bord. Il y a des choses que je peux maîtriser, à commencer par ma perception des évènements. Mais mon bonheur est intimement lié à celui des gens qui m’entourent. S’il y a une seule envie à retenir de cette liste ésotérique, ce serait celle-ci : que mes proches soient au moins aussi heureux que je le sois.

La rue

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Depuis quelques mois, mes photos de rue se font de plus en plus rares. Évidemment, le manque de temps en ce moment pourrait être une excuse facile… vous avez certainement remarqué que le blog est en semi-sommeil alors que ma newsletter est quant à elle complètement dans le coma. Non, ce n’est pas seulement cela, j’ai même eu l’occasion cet été d’aller arpenter Paris toutes les semaines avec mon appareil. J’aurais dû vous abreuver de photos de personnes prises sur le vif. Mais je n’ai pas réussi. Photographier des gens, s’approcher suffisamment, oser entrer dans leur périmètre de proximité m’est à nouveau impossible. Ce que j’ai pu faire lorsque j’ai commencé à photographier dans la rue il y a quelques années, animé par l’excitation de la nouveauté, semble plus difficile maintenant. Comme si je réalisais enfin à quel point la photographie de rue est un acte intime, un acte qui signifie d’entrer réellement en contact presque physique avec ses modèles. La prise de conscience de cet engagement nécessaire a complètement inhibé mes élans.

Le Colombier

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C’est un simple hameau de quelques maisons agglutinées autour d’une ferme. Au bout de l’unique rue qui sert aussi de cour commune, une bâtisse plus imposante domine le village. Cette massive maison bourgeoise est flanquée d’une petite tour, un colombier. C’est lui qui donne son nom au village.

En arrivant par les petites routes de campagne, habituellement sillonnées par des troupeaux de tracteurs, de moissonneuses-batteuses et autres ensileuses , on pourrait ne rien remarquer. Pourtant, le mot “BUVETTE” écrit en lettres maladroites au fronton d’une des maisons éveille la curiosité par son incongruité. Un parking aménagé le long d’une haie pour quatre ou cinq voitures, pas plus, et surtout, la rosace caractéristique des monuments historiques sur un petit panneau attestent que l’on ne vient pas dans ce coin perdu par hasard. Ce petit village, à quelques kilomètres du lieu de mon enfance vendéenne, est le lieu où repose un illustre Français, Georges Clémenceau.