Photo Sniper

J’ai toujours été un photographe parcimonieux. J’en ai parlé souvent ici, fier de mes sorties dont je rentrais avec moins de 20 images. J’ai toujours pensé que c’était une qualité, la marque des photographes qui savent ce qu’ils veulent obtenir et ne gaspillent pas leur temps à capturer au filet tout ce qui se présente. J’ai tout faux !

Joshua K. Jackson : capturer l’âme de la rue

Je suis un grand fan du travail du photographe londonien Joshua K. Jackson. Depuis quelques jours, Adobe met son travail en avant en lui dédiant une page entière, faisant au passage la promotion de ses solutions qui sont sensées tous nous transformer comme par magie en street photographer aussi talentueux que Joshua.

Je regarde de près le travail de Joshua K. Jackson depuis un moment avec ses comptes Instagram et Twitter très actifs. Il y publie quotidiennement des nouvelles photos, la plupart issues de sa séance nocturne de la veille. Car le secret de la qualité de ses photos, comme vous l’aurez compris, n’est pas le fruit des produits Adobe, ni même d’un talent inné qu’il aurait reçu comme un don. Non, le secret, il est bien connu : photographier, photographier, photographier. Passer des heures sur le terrain pour être là lorsque des opportunités se présentent bien sûr, mais aussi pour progresser. A ce titre je vous suggère de regarder la vidéo que Sean Tucker lui a consacré et vous comprendrez ce que veux dire passer beaucoup de temps sur le terrain (12:10). Pour Joshua, ce sont plusieurs soirées et nuits par semaine pour photographier. La voilà la clé !

Lien : Inspiration Journal – Patrick laROQUE

Lien vers l’article original.

Last year I wrote an article for Medium Format magazine, expanding on the concept of keeping an Inspiration Journal. There’s a post about it here as well so I won’t rehash the basic ideas behind it. What’s important to note is that I’ve kept it going and it’s become a very important part of how I ingest visual content.

Voilà une idée intéressante de Patrick Laroque, un photographe canadien dont j’apprécie particulière l’approche de la photographie et son blog.

Il a repris l’idée du journal quotidien, non pas sous une forme écrite comme on peut le faire pour noter ses pensées mais sous forme visuelle. Il utilise l’app DayOne pour collecter les photos qu’il trouve intéressantes dans le but de nourrir son inspiration. Un journal d’inspiration.

En fin d’année, il exporte ce look book au format PDF pour l’annoter, retrouver les raisons qui l’ont poussé à choisir telle ou telle image. L’objectif est d’appliquer ce que l’on découvre à sa propre pratique de la photographie.

Une idée à mûrir.

Digital Maximalist

Parmi les blogs que je lis régulièrement, j’apprécie particulièrement les articles de Yannick Schutz sur Vadrouilles. Je rebondis ici sur un de ses récents billets où il est question de la diète numérique, le digital minimalism. Il m’a donné envie de lire le livre de Cal Newport (Digital Minimalism), non seulement parce que le sujet m’intéresse mais aussi parce que j’avais adoré Deep Work du même auteur. J’espère y retrouver l’intelligence du propos, le pragmatisme et la justesse des conseils. Dans Deep Work, l’éloignement de la distraction digitale était déjà au cœur de Le méthode proposée.

Je ne sais pas si vous prêtez attention aux statistiques d’utilisation de vos appareils. Si vous êtes chez Apple, j’imagine que vous aviez jeté un coup d’œil intrigué à la sortie de la fonctionnalité Temps d’écran lorsqu’elle est apparue avec iOS 12. Passé le premier choc des chiffres que vous y avez lus, vous avez bien vite oublié ces statistiques et repris votre consommation numérique normale. Peut-être pas vous, mais moi, oui.

J’y retourne donc aujourd’hui pour voir à nouveau ces statistiques, tout en restant conscient que la situation ne s’est pas vraiment améliorée et qu’il va bien falloir faire quelque chose. Voici l’état des lieux sur une semaine assez classique, celle précédent les fêtes :

La liste de mes envies

Non, je n’ai pas gagné au loto. Pour autant, j’avais envie de faire la liste de mes envies. La première raison est que j’adore faire des listes. La plupart des choses que j’écris le sont avec des tirets. Ça me rassure. Autant vous dire que la méthode GTD a été une révélation pour moi. J’ai de nombreuses listes et même pas mal d’Apps sur mon smartphone pour les gérer. Cette liste est un vrai fourre-tout, pas vraiment cohérente, voire carrément contradictoire. A vous de juger.


J’ai envie d’écrire

A chaque fois que je me mets sur mon clavier, que ce soit pour un article de blog ou simplement rédiger un document pour le travail, j’y trouve du plaisir. J’aime enchaîner les lettres, les mots, les phrases pour former un texte le plus fidèle à l’idée que je veux transmettre. Je crois que j’aurais aimé être écrivain, me sentir envahi par des personnages, des lieux et des histoires, les vivre en même temps que l’écriture. Ca ne se fera pas, je n’ai aucun talent pour raconter des histoires. Il me reste le blog, Day One et Medium. Il suffirait que je me mette plus souvent devant mon clavier.


J’ai envie d’un drone

Pas très original. Je passe de plus en plus de temps sur YouTube et j’y trouve des films incroyables. Les images tournées au drone ajoutent une touche de magie. Dans quelques mois ou quelques années, cela sera certainement surfait, mais j’aimerais m’y essayer : apprendre à piloter et trouver les bons cadrages, les bons mouvements. Le Mavic Pro me fait de l’oeil, et Gregory n’y est pas pour rien ; allez jeter un oeil à ces vidéos. Il y a aussi cette vidéo de Mark E Miller que je trouve sublimement montée.

Si j’ai envie d’un drone, c’est aussi parce que j’aimerais faire des vidéos, je crois que c’est une sorte d’étape logique en complément de la photographie. Il me reste à trouver un angle d’attaque et me lancer.


J’ai envie de courir plus vite, plus fort, plus loin

En reprenant la course à pied il y a deux ans, je ne pensais pas que j’y prendrais un tel plaisir. Bien sûr, les débuts ont été laborieux. Il a fallu dérouiller mon corps qui n’a plus 20 ans (et même plus le double) : les tendons d’Achille, les genoux, les hanches… tout y est passé. Il ne reste qu’un vilain mal au talon qui s’installe insidieusement à régler et mon corps sera en phase avec ma volonté de courir plus vite (sur 10 km), plus fort (pas seulement sur terrain plat), plus loin (passer au 20 km).


J’ai envie d’un Fuji X-T2

J’utilise des appareils Fuji depuis plusieurs années maintenant. D’abord un X100 que j’ai toujours puis un X-E2 et un X100T. Depuis, mon matériel Canon, un 5DII et plein d’objectifs, ne sort que rarement du placard. Je ne suis pas encore prêt à vendre mon 5D (ne me demandez pas pourquoi, juste une réticence à abandonner du matériel qui m’a suivi depuis plusieurs années), mais je pourrais commencer à me débarrasser de quelques objectifs que j’utilise moins souvent. Ce serait une sorte de thérapie pour le vrai switch. Avec le X-T2 je retrouverais un vrai AF, des performances proches du réflex, mais aussi la vidéo (voir plus haut pour l’utilité potentiellement potentielle de cette fonction).


J’ai envie de continuer à méditer tous les jours

Mi 2015, alors que j’étais au coeur d’un projet professionnel très impliquant pour moi, j’ai senti peu à peu mon caractère souffrir de cette pression. D’un naturel calme et plutôt enjoué, j’étais devenu irritable, stressé et pas toujours très drôle pour les gens qui m’entouraient. J’ai senti que le moment était venu de prendre les choses en main et mettre en pratique une routine matinale pour mieux démarrer mes journées. Après plusieurs mois de cette pratique, mon bilan a été nuancé, à l’exception d’une chose : la méditation. Il est difficile de résumer ce que cela m’a apporté, car cela nécessiterait un article complet (un jour, peut-être). J’y ai trouvé les ressources pour me retrouver et surtout vivre plus intensément tous les moments de ma vie. Je médite maintenant chaque jour depuis plus d’un an, je compte bien continuer.


J’ai envie de faire de la musique

La musique tient une place tout aussi importante que la photographie dans mon quotidien. J’ai tenté par deux fois d’apprendre le piano sérieusement : 5 ans lorsque j’étais enfant, puis 7 ans en tant qu’adulte, jusqu’à l’année passée. Après ses 12 années de cours, ma conclusion a été sans appel : je ne suis pas fait pour jouer du piano. Mon niveau reste très faible et je sais maintenant que je ne saurai jamais vraiment en jouer. Peu importe, j’ai pris du plaisir à apprendre et il m’en restera toujours quelque chose.

Depuis quelques semaines, j’ai complété le matériel que j’avais déjà (un micro, des enceintes) pour mon home studio : un clavier midi, une carte son et un bon logiciel. J’en suis encore au stade de l’apprentissage de Logic Pro X, mais c’est promis, dès que j’ai quelque chose d’écoutable, je le partage.


J’ai envie de voyager

C’est encore le meilleur moyen pour faire de la photographie. La liste des villes et des pays que j’aimerais visiter s’allonge : Norvège, Rome, Canada, Thaïlande, Nouvelle-Zélande, San Francisco, Polynésie, Venise, Indonésie… et beaucoup d’endroits en France que je ne connais pas. Rien n’est encore planifié cette année, mais j’aimerais bien commencer à biffer quelques noms de cette liste.


J’ai envie de moins consommer

Elle doit vous faire sourire celle-ci. Elle est en contradiction totale avec bon nombre des envies précédentes. C’est un peu l’envie de ma bonne conscience. Comme beaucoup, je m’aperçois que certains achats ne sont pas dictés par les bons ressorts. Le plaisir de posséder passe souvent avant l’utilité. J’ai une marge de manoeuvre importante pour consommer mieux, ce qui devrait aboutir à consommer moins. C’est toujours une lutte interne entre mes envies et la raison. Je vais essayer de mieux maîtriser ma raison pour réorienter ma consommation vers des achats qui me donneront plus de plaisir. Plutôt que d’acheter un nouvel appareil photo, je pourrais partir en voyage pour réellement faire des photos. La lutte commence aujourd’hui.


J’ai envie de lancer un podcast

Je consomme régulièrement des podcasts depuis plusieurs années. Il y a quelques mois, j’ai même failli lancer ma chaîne. Réellement. Le projet a occupé mon esprit pendant de nombreuses semaines et j’avais déjà une idée assez précise du quoi et du comment. J’ai volontairement laissé passer quelque temps pour que mon enthousiasme soit tempéré par la réalité. La réalité du podcasting est qu’il faut du temps, beaucoup de temps et des idées, beaucoup d’idées. C’est une envie qui peut ressurgir à tout moment. Le bon moment.


J’ai envie d’être au moins aussi heureux que maintenant

Qui n’a pas envie d’être heureux ? Mais qui sait vraiment lorsqu’il a atteint le bonheur ? Je ne sais pas si j’y suis parvenu, mais je ne fais pas de plan sur un hypothétique niveau supérieur de félicité. Ce n’est pas de la résignation. Je sais simplement que rien n’est permanent. Dans un sens comme dans l’autre. Dans les moments difficiles, j’ai conscience qu’ils vont passer et que des jours meilleurs arriveront. Dans les moments heureux, je profite de chaque instant.

Je sais aussi que je ne suis pas le seul maître à bord. Il y a des choses que je peux maîtriser, à commencer par ma perception des évènements. Mais mon bonheur est intimement lié à celui des gens qui m’entourent. S’il y a une seule envie à retenir de cette liste ésotérique, ce serait celle-ci : que mes proches soient au moins aussi heureux que je le sois.

La rue

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Depuis quelques mois, mes photos de rue se font de plus en plus rares. Évidemment, le manque de temps en ce moment pourrait être une excuse facile… vous avez certainement remarqué que le blog est en semi-sommeil alors que ma newsletter est quant à elle complètement dans le coma. Non, ce n’est pas seulement cela, j’ai même eu l’occasion cet été d’aller arpenter Paris toutes les semaines avec mon appareil. J’aurais dû vous abreuver de photos de personnes prises sur le vif. Mais je n’ai pas réussi. Photographier des gens, s’approcher suffisamment, oser entrer dans leur périmètre de proximité m’est à nouveau impossible. Ce que j’ai pu faire lorsque j’ai commencé à photographier dans la rue il y a quelques années, animé par l’excitation de la nouveauté, semble plus difficile maintenant. Comme si je réalisais enfin à quel point la photographie de rue est un acte intime, un acte qui signifie d’entrer réellement en contact presque physique avec ses modèles. La prise de conscience de cet engagement nécessaire a complètement inhibé mes élans.

Le Colombier

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C’est un simple hameau de quelques maisons agglutinées autour d’une ferme. Au bout de l’unique rue qui sert aussi de cour commune, une bâtisse plus imposante domine le village. Cette massive maison bourgeoise est flanquée d’une petite tour, un colombier. C’est lui qui donne son nom au village.

En arrivant par les petites routes de campagne, habituellement sillonnées par des troupeaux de tracteurs, de moissonneuses-batteuses et autres ensileuses , on pourrait ne rien remarquer. Pourtant, le mot “BUVETTE” écrit en lettres maladroites au fronton d’une des maisons éveille la curiosité par son incongruité. Un parking aménagé le long d’une haie pour quatre ou cinq voitures, pas plus, et surtout, la rosace caractéristique des monuments historiques sur un petit panneau attestent que l’on ne vient pas dans ce coin perdu par hasard. Ce petit village, à quelques kilomètres du lieu de mon enfance vendéenne, est le lieu où repose un illustre Français, Georges Clémenceau.

J’ai flashé !

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Il n’y a pas de miracle pour progresser en photographie : il faut pratiquer, pratiquer et pratiquer encore. Parfois, cela n’est pas suffisant. On peut arriver aux limites de ses connaissances. Bien sûr, il y a les blogs, les livres et les conseils d’amis, mais rien ne vaut une formation en petit groupe avec un professionnel.

Il y a longtemps que j’avais envie de tenter le flash studio. Je ne parle pas de portrait posé, pour lequel je n’ai pas vraiment d’attirance, mais plutôt pour la nature morte. Il me semble que pouvoir inventer son paysage miniature sur une table et l’éclairer judicieusement offre des possibilités créatives infinies. Mais il faut bien l’avouer, devant un flash, je suis comme une poule devant un couteau (on dit ça par chez moi…). Et je ne parle pas des multiples questions que l’on peut se poser quand il s’agit de savoir quel matériel utiliser. Une vraie formation s’imposait.

Réalité d’une image

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Après l’impression d’une image… voici le résultat.

Dix jours se sont écoulés depuis la prise de vue. C’est le temps qui m’est nécessaire pour m’intéresser à nouveau à ce qu’il y a sur mes cartes mémoires. C’est aussi le temps nécessaire pour que l’euphorie du moment soit évanouie, seul le résultat comptera, en toute objectivité.

Royale correspondance

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Recevoir une lettre manuscrite est devenue une chose rare. En voyant dans ma boite une enveloppe de parchemin scellée par un cachet, la surprise a été totale. Est-ce une farce ? Non, c’est le Château de Versailles qui m’écrit.