Le Colombier

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C’est un simple hameau de quelques maisons agglutinées autour d’une ferme. Au bout de l’unique rue qui sert aussi de cour commune, une bâtisse plus imposante domine le village. Cette massive maison bourgeoise est flanquée d’une petite tour, un colombier. C’est lui qui donne son nom au village.

En arrivant par les petites routes de campagne, habituellement sillonnées par des troupeaux de tracteurs, de moissonneuses-batteuses et autres ensileuses , on pourrait ne rien remarquer. Pourtant, le mot “BUVETTE” écrit en lettres maladroites au fronton d’une des maisons éveille la curiosité par son incongruité. Un parking aménagé le long d’une haie pour quatre ou cinq voitures, pas plus, et surtout, la rosace caractéristique des monuments historiques sur un petit panneau attestent que l’on ne vient pas dans ce coin perdu par hasard. Ce petit village, à quelques kilomètres du lieu de mon enfance vendéenne, est le lieu où repose un illustre Français, Georges Clémenceau.

J’ai flashé !

Studio-Flash-Banner

Il n’y a pas de miracle pour progresser en photographie : il faut pratiquer, pratiquer et pratiquer encore. Parfois, cela n’est pas suffisant. On peut arriver aux limites de ses connaissances. Bien sûr, il y a les blogs, les livres et les conseils d’amis, mais rien ne vaut une formation en petit groupe avec un professionnel.

Il y a longtemps que j’avais envie de tenter le flash studio. Je ne parle pas de portrait posé, pour lequel je n’ai pas vraiment d’attirance, mais plutôt pour la nature morte. Il me semble que pouvoir inventer son paysage miniature sur une table et l’éclairer judicieusement offre des possibilités créatives infinies. Mais il faut bien l’avouer, devant un flash, je suis comme une poule devant un couteau (on dit ça par chez moi…). Et je ne parle pas des multiples questions que l’on peut se poser quand il s’agit de savoir quel matériel utiliser. Une vraie formation s’imposait.

Réalité d’une image

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Après l’impression d’une image… voici le résultat.

Dix jours se sont écoulés depuis la prise de vue. C’est le temps qui m’est nécessaire pour m’intéresser à nouveau à ce qu’il y a sur mes cartes mémoires. C’est aussi le temps nécessaire pour que l’euphorie du moment soit évanouie, seul le résultat comptera, en toute objectivité.

Royale correspondance

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Recevoir une lettre manuscrite est devenue une chose rare. En voyant dans ma boite une enveloppe de parchemin scellée par un cachet, la surprise a été totale. Est-ce une farce ? Non, c’est le Château de Versailles qui m’écrit.

Luxembourg

Luxembourg, tu as replié tes parasols
Luxembourg, tes ballons de plages se sont envolés
Luxembourg, tes jeux n’amusent plus les enfants
Luxembourg, tes terrasses sont abandonnées
Luxembourg, tes pique-niques se cachent sous les parapluies
Luxembourg, tes jardiniers ont rangés leurs outils
Luxembourg, tes chaises sont comme désoeuvrées
Luxembourg, tes bancs n’intéressent plus personne
Luxembourg, tes statues sont couvertes de larmes
Luxembourg, tes allées se parent de feuilles dorées
Luxembourg, l’automne te va bien.

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La mer ou la campagne

Alors, la mer ou la campagne ? A moins que ce ne soit la montagne, mais ça c’est pour plus tard… En attendant j’avais envie de mettre de la couleur dans eiffair après tous les noirs et blancs que vous subissez à longueur d’hiver. Des photos qui ont été prises ses dernières semaines et qui dormaient dans ma bibliothèque Lightroom. Un traitement que beaucoup trouveront radical, mais que j’assume complètement : ces photos n’ont aucune prétention, juste des petites cartes postales, un petit bonjour en passant en attendant la rentrée.

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Campagne

Mer

Fantômes

Je m’assieds sur le bord du trottoir et regarde défiler les passants. Ces ombres qui glissent comme des fantômes hyperactifs ne laissent pas indifférents. On peut y voir des rencontres, des agitations, des solitudes. Une agitation frénétique qui cache quantité de petits morceaux de vie.

Tout le monde cherche le bonheur.

Quête

De la diversité nait l’échange.

Liens

A chacun son destin.

Destin

Parfois la solitude au milieu de la foule.

Solitude

La séduction.

Séduction

La rencontre.

Rencontre

La séparation.

Séparation

Comme tous les visiteurs

Je suis allé au Château de Versailles. C’est un endroit à la fois étrange et familier. Parce qu’il est un passage obligé des cours d’histoire de tous les petits élèves français, il appartient à l’imaginaire collectif. Sublimé par l’image rayonnante que l’on donne du roi Soleil, les enfants que nous avons été voient Versailles comme un endroit un peu magique. Cette image a traversé les frontières et tout visiteur étranger qui se rend en France se doit d’y aller. C’est aussi pour cela que c’est un lieu étrange. Le château est devenu un musée et un musée quelque part tient un peu du sépulcre. Un lieu transformé pour le visiteur, organisé pour le recevoir mais qui a pour cela du vendre une partie de son âme. A Versailles, les touristes sont plus visibles que le château, c’est la rançon de sa gloire passée.

Bruxelles

Bruxelles

Quand on visite une ville pour la première fois, c’est un peu un coup pour rien. Non pas qu’on n’y voit rien d’intéressant, mais cela se limite bien souvent à une couche superficielle. On croit avoir vu l’essentiel mais en fait ce n’est que l’écorce de l’orange, la pulpe est encore loin. Il faut y retourner pour savoir réellement comment bat le coeur d’une ville. Je veux parler de ce qu’y vivent ses habitants. C’est un peu ce qui s’est passé avec mon weekend à Bruxelles. J’ai vu Bruxelles mais je ne peut pas encore dire, je connais Bruxelles.

Stesi

Le marché des enfants rouges donne à la rue de Bretagne une animation que beaucoup de quatiers parisiens doivent envier. En quête de sujets pour tester mon objectif tout frais sorti du SAV (un Canon 28-70 f/2.8L qui avait besoin d’un coup de jeune après 15 ans de service), c’est l’endroit rêvé car s’y promener est l’assurance de découvertes à chaque fois renouvelées.

Le camion bariolé d’un commerçant m’intéresse et je commence à faire quelques images.

– Eh, M’sieur !

Grrrrr, je sens que je n’aurais pas dû photographier et que je vais faire un mécontent. Je me retourne nonchalament prêt à recevoir les récriminations.