C’est quoi un blog ?

Je vois passer en ce début d’année des réflexions sur l’intérêt d’ouvrir ou d’alimenter son blog en 2023. Les réseaux sociaux auraient-ils tout balayé sur leur passage ? l’instantanéité et l’éphémère seraient-ils la seule voie désormais possible ?

Greg Morris apporte quelques éléments de réponse qui me plaisent bien, sur son blog.

On n’a pas besoin d’avoir des choses à dire ou des compétences particulières.

The belief is that you have to have something to write about, or you need a special set of skills, but in reality you don’t need anything.

Le blog vous sert à enregistrer ce qui vous intéresse, peu importe le contenu et la raison pour laquelle vous publiez.

It’s a web log. It’s there for you to ‘log’ anything you want. From thoughts and ideas, to life lessons and photos from vacations. There should be no worry about the what or the why of what you put on your blog.

Au final, votre blog, c’est vous.

What is a blog is a question with numerous unique answers, but the reality is that a blog is you.

2022 en 50 lignes

L’année passée, Damien, Gregory et Yannick (entre autres) avaient lancé l’idée d’une rétrospective en 100 trucs. J’avais trouvé l’idée géniale et nous étions plusieurs à avoir relevé le défi. Cette année encore, je vous propose mes 50 sélections de 2022.

  1. Je n’ai écrit que deux articles sur ce blog cette année et encore c’était en décembre. Promis, je vais au moins doubler ma productivité en 2023.
  2. Je me suis stupidement cassé un pied sur un trottoir. C’est mieux que de casser les vôtres.
  3. J’ai commandé une superbe courroie et une dragonne en cuir chez Atelier Cagire, la soeur de Gregory. Elles ne quittent plus mes appareils. Hautement recommandé.
  4. J’ai acheté un appareil argentique, un Olympus Mju II avec lequel je n’ai fait que 3 pellicules. J’ai tendance à oublier que j’ai cet appareil quand je pars en balade.
  5. J’ai découvert l’app Raycast qui est devenue le centre de pilotage de mon Mac.
  6. J’ai bien progressé dans mon apprentissage de Swift. J’ai un peu lâché l’affaire sur la fin d’année par manque de projet réel pour en faire quelque chose. J’adore apprendre.
  7. Comme la plupart, j’ai été sidéré par le déclenchement de la guerre en Ukraine.
  8. J’ai finalement pu reprendre la course à pied grâce à mon super kiné qui a soigné en même temps ma fracture et mon talon douloureux depuis plusieurs années. En novembre, j’ai atteint mon objectif : 5Km sans trop éveiller les douleurs.
  9. J’ai changé de voiture, ma dernière thermique certainement.
  10. J’ai vécu une cyberattaque de l’intérieur au travail. Des semaines épuisantes et une année professionnelle bien bousculée par cet évènement.
  11. J’ai fait beaucoup de photo dans les rues de Paris, j’ai l’impression de m’être moins dispersé.
  12. Je n’ai pas vraiment traité ni publié mes photos, à part quelques édits rapides pour Instagram. C’est mon objectif de ce début d’année.
  13. J’ai lu les 6 tomes de Blackwater, original et distrayant. Et les livres de Monsieur Toussaint Louverture, qu’ils sont beaux !
  14. Le café me passionne toujours autant, j’ai goûté beaucoup de torréfacteurs différents et j’ai acheté quelques accessoires qui ont bien amélioré ma technique Espresso.
  15. J’ai installé des presets sur mon Fuji X100V, mes JPG me disent merci.
  16. Nous sommes allés quelques jours à Berlin et c’était une découverte intéressante.
  17. J’ai acheté un sac pour le travail, un Aer DayPack 2 X-Pac. C’est mon deuxième de cette marque (j’ai un City Sling qui est génial pour sortir léger, le X100 tient dedans).
  18. Nous avons passé une semaine à Stockholm en juillet et c’était génial. J’ai adoré cette ville.
  19. Il a fait chaud.
  20. La faute à Elon, j’ai presque disparu de Twitter et créé un compte sur Mastodon. On verra bien.
  21. J’ai eu un COVID carabiné alors que j’avais réussi à y échapper jusqu’ici.
  22. J’ai ouvert un compte Strava. Est-ce que cela fait de moi un vrai sportif ?
  23. J’ai acheté un Gravel. Une machine certainement surdimensionnée pour mon niveau, mais je suis bien décidé à progresser en 2023. Je l’ai acheté à l’usine le Nord, c’était passionnant de rencontrer les personnes qui les fabriquent.
  24. Après 2386 jours consécutifs de méditation, j’ai finalement manqué un jour, l’esprit ailleurs.
  25. Je n’ai acheté aucun matériel photo, c’est la deuxième année consécutive, mon GAS serait-il derrière moi ?
  26. J’ai passé une super journée avec ma nièce en transit à Paris.
  27. J’ai passé quelques jours en baie de Somme avec le boulot et c’était (enfin) reposant.
  28. Je ne suis allé que trois fois au cinéma cette année, la fin d’une époque.
  29. Je suis passé régulièrement dans mes coffeeshop préférés et j’ai allongé ma liste avec de nouvelles ouvertures intéressantes. Je vous en parle bientôt.
  30. J’ai découvert Jon Kalman Stefansson et j’ai pris une vraie claque. J’ai enchaîné quatre de ses livres.
  31. Instagram est devenu mon réseau social numéro un, qui aurait pu dire cela quand j’ai découvert cette app il y a 15 ans.
  32. J’ai quand même ouvert un compte sur Vero, pour faire comme tout le monde.
  33. Je n’ai fait mourir qu’une seule de mes plantes, je vais finir par croire que j’ai la main verte.
  34. J’ai mangé beaucoup (trop) de pâtisseries. Ce n’est pas ma faute, c’est juste parce qu’il y a un pâtissier génial tout près.
  35. J’ai écouté beaucoup de podcasts, à défaut d’en enregistrer.
  36. Par contre, j’ai écouté très peu de musique, je ne saurais pas citer un album qui m’ait marqué cette année.
  37. J’ai eu très peur pour mon papa, mais plus de peur…
  38. J’ai acheté un sac à dos pour me balader le weekend. Lassé d’attendre des dispos chez AbleCarry, j’ai fini par un Wexley Stem. Le sac est basique mais léger, il m’a accompagné dans toutes mes sorties.
  39. On a acheté des plaids, la vieillesse déjà ?
  40. Je n’ai acheté aucun produit Tech touché par la sobriété, mon iPhone a dépassé ses 5 ans.
  41. J’ai fait une vraie chute de vélo, une erreur de débutant qui m’a bousillé l’épaule (le beau vélo n’a rien). Quand je vous disais que je partais de zéro niveau cyclisme…
  42. J’ai pris des notes sur plein de sujets et grâce à Obsidian j’ai organisé tout cela sans effort. J’ai même automatisé des trucs avec Shortcuts et mes autres apps.
  43. J’ai ajouté des adresses dans mon Mapstr, j’en parle ici.
  44. J’ai testé des papiers chez Picto pour faire des tirages photos. Il y a bien longtemps que je n’en ai pas fait.
  45. Je n’ai pas atteint mon challenge de lecture mais les livres que j’ai lus étaient excellents.
  46. On s’est refait la totale des 8 saisons de Dexter.
  47. J’ai testé des eaux pour le café et la Mont Blanc à ma préférence (la planète ne me dit pas merci… j’essaie d’en consommer le minimum).
  48. On est allés à Lille une fois de plus, j’aime bien cette ville.
  49. J’ai adoré Severance, définitivement ma série préférée de l’année
  50. Finalement, cette année était plutôt calme, une réminiscence des années de confinement. Pour 2023, c’est décidé, on se bouge !

C’est tout pour 2022. A vos claviers pour faire votre liste.

Mapstr s’occupe de vos bonnes adresses

Je suis certain que cela vous arrive régulièrement. Vous entendez parler d’une app. Vous l’installez et la trouvez géniale. Et puis, un jour, vous voulez la réutiliser et vous vous apercevez qu’elle a été automatiquement supprimée de votre téléphone parce que vous ne l’avez pas utilisée depuis des semaines.

Des apps comme celles-ci j’en ai plein mon iPhone mais Mapstr n’en fait pas partie. C’est un signe.

C’est le signe que l’app remplit réellement une fonction qu’aucune autre app ne couvrait. C’est le signe qu’elle vous est vraiment utile. C’est aussi le signe qu’elle est bien conçue et vous donne envie de l’utiliser. Mapstr est certainement une des apps que j’utilise le plus sur mon iPhone.

Il existe des apps pour se rappeler de tout : des apps pour regrouper vos tâches, stocker une liste de pages web, collectionner vos meilleures photos, faire des playlists de musique mais rien pour vos adresses. Vous avez votre carnet d’adresses personnelles, les gens que vous connaissez, mais rien pour les lieux que vous voulez vous remémorer. Un ami vous donne une adresse de restaurant intéressant, elle finit sur un bout de papier ou dans une note que vous avez toutes les chances de ne jamais retrouver. Mapstr vient combler ce manque : enregistrer votre collection de lieux facilement pour l’avoir sous la main à tout moment.

Pour mieux comprendre ce qui a amené Sébastien Caron, son concepteur, à créer Mapstr, je vous invite à écouter son interview dans le podcast de Matthieu Stefani, Generation Do It Yourself. Dans l’épisode 292, il parle de son parcours, de l’idée d’origine, des difficultés à trouver la bonne formule, bref de l’aventure passionnante de cette petite startup qui chatouille les grands de la Tech avec ses 3 millions d’abonnés. De plus, Sébastien est un coffee geek avec lequel j’ai plaisir à partager trucs et adresses, une qualité de plus à son crédit. Il décrit lui-même Mapstr comme le Spotify des adresses, car, l’app ne permet pas seulement d’enregistrer ses adresses préférées, elle permet surtout de les partager facilement avec ses amis ou la terre entière si vous le souhaitez en vous abonnant aux cartes.

Passons en revue quelques fonctionnalités.

Créer un compte

Mapstr est disponible sur iOS (iPhone et Apple Watch), Android et en version web.

Lorsque vous créez un compte, vous avez le choix entre deux types : privé ou public. Avec un compte privé, c’est vous qui maîtrisez qui accède à vos adresses : vous acceptez ou refusez les demandes d’abonnement, vous pouvez même masquer certaines adresses. Un compte public est accessible à tous sans restriction.

Avec votre compte, vous avez une carte. Il n’est pas possible d’avoir plusieurs cartes avec le même compte. C’est une des limitations de l’outil. Cependant, vous pouvez créer plusieurs comptes, le passage d’un compte à l’autre étant très facile dans l’app.

Gérer ses adresses

L’ajout d’adresse s’effectue par moteur de recherche sur le nom, l’adresse ou même les coordonnées GPS. Vous pouvez également ajouter une adresse que vous auriez vue sur la carte d’un autre utilisateur à votre carte. Enfin, vous pouvez récupérer les adresses de votre compte Foursquare, Swarm, de votre carnet d’adresses ou d’un fichier CSV issu d’un export depuis l’app.

À la création, vous devrez indiquer au moins un tag pour catégoriser l’adresse. Évidemment, c’est vous qui gérez vos tags, les possibilités sont infinies : type de lieu, regroupement des adresses pour un voyage, personne qui vous a donné cette adresse, etc. Vous pouvez également indiquer quelques notes personnelles, indiquer si vous l’avez déjà testée (auquel cas vous pourrez indiquer votre notation du lieu), si l’adresse est privée et si vous souhaitez être avertis quand vous passez à proximité.

Les adresses apparaissent sous forme d’étiquettes colorées, les couleurs représentant les tags. Vous pouvez également consulter vos adresses sous forme de liste et évidemment les filtrer selon vos tags pour les retrouver facilement.

En balade, lorsque vous avez sélectionné le lieu que vous voulez visiter, vous pouvez facilement consulter le site web, appeler ou naviguer à l’aide du bouton « Y aller ». Vous aurez alors 4 modes de transport : taxi, transports en commun, à pied, en voiture. Pour chacun de ces modes, il est possible de paramétrer votre app préférée pour vous y rendre, par exemple Apple Maps quand vous êtes à pied et Waze en voiture.

Partager et explorer

Vous pouvez utiliser Mapstr pour simplement gérer vos adresses mais la force de l’app réside dans ses fonctions de partage et d’exploration. L’onglet Découvrir vous proposera des adresses autour de vous selon des thématiques, des idées de destination de voyage, des cartes d’utilisateurs près de chez vous. Vous y trouverez également des cartes officielles. Ce sont des cartes proposées par des magazines, des éditeurs de guide (le Petit Futé par exemple), des influenceurs. Vous pouvez vous abonner à ces cartes. Certaines sont gratuites, d’autres payantes.

Vous pouvez évidemment vous abonner de la même manière à n’importe quelle carte des autres utilisateurs en utilisant le module de recherche. C’est cette fonction qui vous permettra de partager vos meilleures adresses avec vos connaissances. Vous retrouverez ces cartes dans vos abonnements et vous pourrez basculer sur ces cartes comme si c’était la vôtre, voire les superposer à votre carte personnelle.

Enfin, si vous le souhaitez, vous pouvez collaborer à plusieurs sur la même carte.

Pour finir

Je n’ai fait que survoler les principales fonctionnalités de Mapstr mais vous avez compris le principe. L’app est gratuite et sans abonnement ce qui est plutôt rare. Vous pouvez adhérer au Mapstr Club moyennant un paiement annuel dont vous choisissez le montant (de 29,99 à 999,99 EUR). Cela vous permet seulement de recevoir les bons plans en avance sur votre boite mail, il s’agit donc plutôt d’un soutien au développement qu’un véritable abonnement. Pensez-y si le produit vous plaît et que vous voulez donner un petit coup de pouce à la formidable startup (française qui plus est) de Sébastien.

Vous pouvez utiliser ce lien de parrainage pour créer votre compte, c’est un lien qui vous permettra d’avoir une carte gratuite parmi les cartes payantes. Vous pouvez me trouver sur Mapster sur mon compte personnel @fredrig et sur mon compte public @eiffair qui est une carte des coffee shop de café de spécialité. J’aurais l’occasion d’y revenir plus largement ici dans quelques jours.

Blog et flux RSS en 2023

Évidemment que le blog n’est pas mort en 2023. Le mien est un rescapé. J’ai bien failli le fermer cette année mais j’avais toujours dans le coin de ma tête l’idée que je le regretterais dès sa fermeture.

A l’aube de 2023, je suis heureux de l’avoir toujours sous la main, même pour écrire quelques lignes.

Quant aux flux RSS, je continue de les utiliser. Ils sont un complément bien pratiques à Twitter. Ils me permettent de suivre des blogs ou des sites d’information. Je les consulte tous les jours avec mon App préférée lire

Choisir son outil de prises de notes

Je viens de terminer l’écoute du dernier épisode de Relife, le podcast de Guillaume et Mat consacré en particulier aux outils de prise de notes. C’est un sujet qui me passionne depuis plusieurs années. Si j’en ai très peu parlé ici c’est plutôt parce que je ne savais pas trop par où commencer, la matière dont je dispose sur le sujet dans mon outil de prise de notes étant plus que conséquente.

La façon dont Guillaume et Mat abordent la question a déclenché cette envie d’écrire quelques mots ici. Les concepts qu’ils abordent avaient eu sur moi ce même effet de révélation lorsque j’avais lu en 2021 l’article de Anne-Laure Le Cunff How to Choose the Wright Note-taking App. À cette époque, j’étais déjà en train d’explorer les concepts de Second Brain et les outils à base de liens bidirectionnels tels que Roam Research. J’avais cependant un peu de mal à voir comment ce type d’outil pouvait coller dans mes usages et ce qu’ils apportaient réellement de plus que les outils traditionnels que j’utilisais auparavant, Evernote par exemple.

Je pensais avoir déjà franchi un cap en migrant mes informations d’Evernote vers Notion. Il me semblait à ce moment-là avoir trouvé le Graal des outils de prise de notes. La modularité et la puissance de Notion me semblaient permettre de faire le système idéal dont j’avais besoin.

Autant dire que la découverte de Roam Research avait mis un certain coup de couteau dans mes certitudes. L’article de Anne-Laure est venu tout clarifier.

Pour résumer l’article et le propos de Guillaume et Mat que je vous invite fortement à écouter pour plus de détails, on peut considérer qu’il y a trois types d’outils de prise de notes. Chacun de ces types correspond à un mode de fonctionnement du preneur de notes lui-même.

  • Les architectes. Ils adorent planifier et construire des modèles et des processus. Ils ont besoin d’un outil qui leur permet de structurer leurs idées. Notion est clairement dans cette catégorie.
  • Les jardiniers. Ils aiment explorer et connecter différents idées, pensées ou concepts entre eux. Ils ont besoin d’un outil qui leur permettra de faire grandir facilement leur réseau d’idées. Dans cette catégorie, on trouve des outils comme Roam Research, Obsidian, Logseq.
  • Les bibliothécaires. Pour, il est important de collectionner les ressources, d’en faire un catalogue. Ils ont besoin d’un outil qui leur permettra de retrouver facilement leurs idées. Evernote, Craft, OneNote sont des exemples d’outils de cette catégorie.

Avec ces concepts, on s’aperçoit clairement du type auquel on appartient. On s’aperçoit que l’on a été fortement influencé par la façon dont on a appris à prendre des notes pendant notre période scolaire.

La plupart des élèves et étudiants prennent des notes sur des cahiers ou des supports digitaux sans véritablement structurer les idées. La majorité est des bibliothécaires. Ce n’est pas par choix, c’est simplement parce qu’on ne leur a pas appris qu’il existait d’autres manières de procéder. C’est aussi mon cas.

Ce ne serait pas très grave si cela s’arrêtait avec les études, mais la plupart continuent de fonctionner dans leur vie professionnelle ou personnelle de la même manière. On accumule des notes qui finissent dans des dossiers (papier ou numérique), qu’on essaie ensuite de retrouver avec plus ou moins de succès. Je suis certain que vous aussi, vous cherchez systématiquement dans quel fichu dossier vous avez bien pu enregistrer votre document.

Il faut dire que rien ne nous aide à sortir de ce mode de fonctionnement, l’application professionnelle mise à disposition de la plupart étant OneNote de Microsoft qui est un outil de type bibliothécaire.

Si je prends cet exemple des besoins professionnels, c’est justement pour appuyer sur le fait que ce n’est pas réellement notre façon de fonctionner qui doit dicter notre choix, mais réellement l’usage. Nous avons des besoins et des types de contenu multiples qui nécessitent d’adapter l’outil au besoin.

  • Vous avez des documents que vous souhaitez stocker pour les retrouver facilement (des factures par exemple). Un outil pour bibliothécaire est idéal.
  • Vous souhaitez rassembler des notes pour en extraire des idées et produire un travail créatif. Cette fois, c’est une affaire de jardinier.
  • Vous avez un projet important à gérer qui nécessite d’organiser les informations. Un outil pour architecte est ce qu’il vous faut.

Il n’existe pas d’outils de prises de notes qui couvriront tous ces besoins. Il ne faut donc pas hésiter à multiplier les outils. Évidemment, il s’agit de ne pas se disperser, mais avoir un outil pour chacun de ces trois types d’usages pourrait être une démarche cohérente. Ce sera toujours préférable à un seul outil que l’on va essayer de tordre pour remplir tous ses usages.

Enfin, une fois ce choix d’outils effectué, il faut s’y tenir et ne pas succomber aux sirènes des nouveautés. Dans le domaine des outils de prise de notes, je crois voir passer un nouvel outil presque chaque mois. Si certains ont réellement changé la donne – je pense aux outils des jardiniers qui étaient les parents pauvres des outils de prise de notes – le panorama aujourd’hui est suffisamment vaste pour se fixer sur un choix durable.

Mes outils

Comme vous l’avez compris, j’utilise plusieurs outils selon mes types de contenus. Pour ma vie personnelle, deux outils se complètent :

  • Notion reçoit toutes les informations structurées grâce à son système de bases de données, mais également tous les documents que je souhaite conserver (factures, listes, planning de voyages, recettes, etc.). J’avais déjà décrit ici mon utilisation.
  • Obsidian est mon outil de prise de notes principal (il est venu remplacer Roam Reasearch que j’ai utilisé quelques mois il y a deux ans lorsqu’il était le new kid on the block). Je l’utilise pour centraliser mes notes de lecture, les idées que j’extrais des vidéos, livres, articles ou podcast. Il me permet de structurer mes idées. C’est avec Obsidian que j’écris cet article, car il m’a permis de rassembler toutes les idées que j’avais pu accumuler autour des outils de prise de notes.

Pour ma vie professionnelle, après avoir utilisé longtemps du papier puis OneNote, j’ai également fini par utiliser Obsidian depuis deux ans. Je l’utilise de façon assez différente de mon usage personnel. Je dirais même que je l’utilise plus comme un outil pour architecte qu’un outil de jardinier. En effet, Obsidian, avec son catalogue de plugins, permet de construire totalement un système qui colle à son mode de fonctionnement. Celui que j’ai mis en place m’a permis de trouver enfin un outil qui convient parfaitement à mon activité. Après toutes ces années, j’ai enfin trouvé le système idéal.

Il y aurait encore beaucoup à écrire sur le sujet. De nouvelles idées pour des articles qui sont déjà listées dans une base Notion et dont la matière dort dans mon Obsidian.

Les Forces Contraires – Terrenoire

Dexter New Blood

J’inaugure un nouveau format d’article pour partager mon avis rapide sur des films, séries, livres, albums… Pour cela j’utilise l’excellent outil crée par Matt Birchler.

QuickReviews.app permet de générer une image avec quelques options de base permettant juste ce qu’il faut de personnalisation, en particulier la possibilité de changer les libellés des notes pour le franciser. Nouveaux avis à venir.

2021 en 50 lignes

J’ai honteusement copié cette idée sur les 100 trucs cools en 2021 de Yannick inspiré lui-même d’une idée originale de Damien (mais avec leur accord et leurs encouragements). Je me suis limité à 50 en partie parce que 2021 était à nouveau une année particulière, mais surtout parce que j’ai peu écrit dans mon journal.

  1. Je n’ai pas beaucoup vu ma famille cette année et ils m’ont manqué.
  2. J’ai médité 365 jours. Je ne pense pas que cela ait fait de moi quelqu’un de meilleur, mais j’apprécie ce rendez-vous quotidien, mon brossage de dents mental.
  3. J’ai passé la plupart de mes samedis en balade à Paris. Je mesure la chance d’habiter près de cette ville éblouissante.
  4. Après deux mois de tests et d’erreurs, j’ai réussi à réparer ma Rocket Espresso. Une simple bague de maintenance à remplacer régulièrement.
  5. J’ai repris la course à pied doucement pour ne pas me blesser à nouveau… dommage, je commençais à me sentir bien.
  6. Je me suis cassé le pied mi-décembre peu glorieusement en trébuchant sur un trottoir. Cinq semaines plus tard, je suis toujours immobilisé.
  7. Nous sommes allés en Bretagne et une fois de plus je n’ai pas été déçu : galettes, cidre, superbes paysages, belles balades, un peu de soleil et pas mal de pluie.
  8. J’ai bu 452 espressos, 383 filtres V60, 44 Aeropress et malheureusement dû ingurgiter 176 cafés du distributeur du bureau.
  9. Même si je n’ai publié que 4 photos sur mon fil Instagram, j’ai fait beaucoup plus de sorties street photo cette année. Il faudra bien un jour que je fasse quelque chose de toutes ces images.
  10. J’ai résisté aux nouveautés Apple. Mon iPhone X de 2017 doit tenir encore un an.
  11. Nous avons passé quelques jours à Bordeaux et j’ai adoré.
  12. Je me suis fabriqué un clavier mécanique (merci Sylvain) et ça m’a passionné. J’ai même appris à souder.
  13. J’ai cassé mes lunettes et vécu dans le flou pendant plusieurs jours.
  14. J’ai passé beaucoup de temps chez Loïc et Étienne à Terres de Café St Honoré et c’était cool.
  15. J’ai passé beaucoup de temps pour apprendre à développer en Swift/SwiftUI. J’ai passé un cap, je suis prêt pour développer ma première app.
  16. J’ai écouté Hervé en boucle, j’adore ce mec.
  17. Je suis allé chez un cardiologue pour la première fois pour une batterie de tests. Finalement, j’ai eu son pronostic de voyante : j’ai un coeur pour vivre vieux.
  18. J’ai pris plein de notes, organisé mon PKM d’abord avec Roam Research puis migré vers Obsidian. C’est devenu le point central de mes outils personnels.
  19. J’ai peu lu en 2021.
  20. Mais j’ai adoré le livre de Sean Tucker – The Meaning in The Making
  21. J’ai essayé d’apprendre Procreate à nouveau, c’est génial.
  22. J’ai fait le maximum pour échapper au COVID en 2021 et ça a fonctionné.
  23. Sans changer de job, mon travail a pris une nouvelle tournure qui a pas mal occupé mon esprit.
  24. J’ai enchaîné les malaises vagaux pendant trois mois sans en connaître vraiment la cause. Ce n’était pas agréable.
  25. Je suis retourné au Louvre.
  26. On a fait de la pâtisserie, mais on en a surtout mangé
  27. J’ai écouté beaucoup de podcasts, en particulier tous les épisodes de Connected.
  28. Je n’ai pas beaucoup vu mes amis cette année et ça m’a manqué.
  29. Je me suis sérieusement penché sur la gestion de mes finances personnelles.
  30. Je suis allé une seule fois au cinéma cette année, je ne sais même plus quel était le film.
  31. J’ai rejoint plein de groupes sympas sur Discord. Même si j’ai beaucoup de mal avec l’outil, j’y ai eu des échanges de qualité.
  32. J’ai beaucoup enrichi ma carte Mapstr.
  33. J’ai vu beaucoup de séries. En vrac, celles que j’ai aimées : Ted Lasso, The Witcher, Baron Noir, The Morning Show, Sex Education.
  34. J’ai changé de voiture pour un modèle plus petit, moins gourmand. Commandée en septembre, j’espère la recevoir avant fin 2022.
  35. J’ai filmé une vidéo pour YouTube. Le son ne s’est pas enregistré. Fin de ma carrière de youtubeur.
  36. Nous sommes allés à Reims, au phare de Vezelnay.
  37. Mon Mac est tombé en panne d’écran et de batterie. La réparation a été épique, mais prise en charge par Apple.
  38. On a enfin débarrassé le balcon des trucs qui y trainaient et mis des plantes pour faire croire qu’on n’habite pas en ville.
  39. J’ai commencé un journal/bilan mensuel sur Notion. J’ai tenu jusqu’en juin, dommage, car cela m’aurait bien aidé pour cet exercice.
  40. J’ai bu un superbe Geisha de chez Moklair.
  41. J’ai lu tous les articles du blog de mon frère, vous devriez aussi.
  42. J’ai sauvé plusieurs fois mon Calathea de la mort et je commence enfin à comprendre comment fonctionne cette plante capricieuse.
  43. Je n’ai pas acheté de matériel photo. Le GAS, c’est du passé.
  44. J’ai acheté un siège Sayl, mon dos m’a dit merci.
  45. J’ai deux pellicules dans mon frigo qui sont en train de se périmer.
  46. J’ai réussi à limiter mes réseaux sociaux à Twitter et Instagram.
  47. Je suis toujours une bille en latte-art, peut-être aussi parce que je n’aime pas le lait dans le café.
  48. J’ai visité la Sainte-Chapelle pour la première fois.
  49. J’ai réussi à ne pas sombrer dans l’atmosphère d’incrédulité ambiante. Je reste confiant, optimiste pour l’avenir. Heureux.
  50. Nous avons passé beaucoup de temps à deux et c’était le meilleur de l’année.

10 ans avec le Fuji X100

Il y a tout juste 10 ans, j’achetais mon premier Fuji X100.

Jamais un appareil photo n’aura eu autant d’influence sur ma pratique de la photographie. On affirme que ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe, je pense cependant que l’appareil peut influencer fortement le photographe.

Lorsque Fuji a annoncé cet appareil en 2011, il avait déjà réussi à créer une forte attente. Il arrivait à un moment ou le design néo-rétro commençait à poindre, phénomène qu’il a lui-même fortement contribué à développer. Avec son viseur hybride — à ma connaissance unique — il avançait des atouts technologiques qui pouvaient séduire les puristes comme les photographes les plus geeks. Les numériques à focale fixe étaient encore peu nombreux et c’était un sacré pari pour Fuji. Un coup de poker qui a permis d’initier toute la gamme des Fuji X avec le succès inespéré que l’on connait.

Pourtant, mon histoire avec le Fuji X100 n’a pas démarré avec la lune de miel espérée. Cette première version imparfaite péchait du côté des performances. Son manque de vélocité m’a frustré bien souvent. Malgré cela, cet appareil avait un je-ne-sais-quoi de plus qui encore aujourd’hui me fait classer le X100 comme l’appareil qui m’a le plus impressionné. Dans tous les sens du terme.

Très vite, Fujifilm a su réagir et les versions qui ont suivi, le X100S et surtout le X100T ont progressivement gommé ces défauts de jeunesse. L’écoute des utilisateurs et les fréquentes mises à jour du firmware ont permis de faire progresser la gamme continuellement.

Aujourd’hui avec le X100V, je peux sans conteste affirmer que je possède l’appareil parfait, l’aboutissement d’une formidable odyssée. Qu’on ne s’y méprenne, c’est un jugement personnel et relatif. Chacun a ses propres besoins et exigences. Il convient parfaitement à mon utilisation, il est fiable, performant et tellement beau. Il ne me quitte pas. Aujourd’hui 80 % des photos que je prends le sont avec le X100V.

Je possède toujours mon X100 d’origine, je n’ai pas pu me résoudre à le vendre. Je ne collectionne pas les appareils, c’est le seul que j’ai gardé. Impossible d’oublier son premier amour photographique.

La saga X100 au fil des articles du blog

Auto-journal

Écrire trois fois par semaine : c’est l’objectif que je me suis fixé depuis plusieurs mois déjà. Pour l’instant, j’ai du mal à tenir la durée, mais un regain de motivation en ce début d’année me fait encore y croire. En me fixant cet objectif, j’ai surtout voulu relancer ou lancer une habitude qui me permet d’écrire plus d’articles.

Pour le moment, l’écriture se passe essentiellement ici, sur mon journal. Ce n’est pas réellement écrire des articles mais c’est déjà écrire. Cela me permet de dénouer les muscles de l’écriture. Ne serait-ce qu’essayer de former des phrases entières, à la syntaxe correcte, avec un sens compréhensible qui véhicule du contenu. Ce sera déjà bien.

Et ce muscle d’écriture, à force de l’entraîner devrait se développer. Tout devrait devenir plus automatique, moins douloureux aussi. Je devrais être capable d’écrire plus, plus longtemps et avec plus de force. Par force, j’entends qualité de la production.

Écrire régulièrement, devrait aussi faire émerger des idées. Écrire, c’est penser. Cela devrait alimenter ma liste de sujets pour de futurs articles.

En attendant, je fais de la métaécriture. Une écriture qui consiste à écrire sur l’écriture. Ce n’est pas la plus productive des écritures car elle ne porte pas beaucoup de nouveau sens. C’est une introspection. Elle permet simplement d’aligner les phrases, former des idées, les exprimer. Et ça, c’est déjà le début de l’écriture. Bien sûr, il faudra passer à l’étape suivante. Écrire sur d’autres sujets, mais il ne faut pas être trop pressé. J’imagine que cela viendra naturellement.

Ces quelques lignes sont un bon exemple de la force génératrice de l’écriture automatique. Elles m’ont donné une idée d’article ou de sujet à écrire : la métaproduction. J’entends par métaproduction l’écriture sur un sujet qui est à la fois l’objet et le moyen. Par exemple, écrire sur l’écriture. C’est un phénomène que l’on voit régulièrement sur les blogs (une grande tentation pour les blogueurs, c’est si facile) : écrire sur comment bloguer. Cela fonctionne aussi avec « faire un podcast sur comment faire un podcast » ou une vidéo « comment faire une vidéo YouTube ». J’ai pratiqué trop souvent ce type d’articles un peu faciles. C’est souvent un signe de manque d’expérience et d’inspiration. En tout cas c’est la voix de la facilité, d’une certaine forme de fainéantise et même d’un manque de courage.

Oui du courage. Car écrire sur des sujets qui vous engagent plus en demande. Sortir des sentiers battus et rebattus du blogging, c’est le signe que l’on renonce à la facilité. J’aimerais pouvoir en être capable.

En attendant, ce que j’ai écrit ce matin dans mon journal reste de la métaécriture, un auto-journal.

Et un article facile. Mais dois-je le publier ?