Photos bancales

Un grand week-end pour faire des photos, du soleil, des sorties, de l’envie. Tout était au rendez-vous pour ramener des images intéressantes. Mais…Depuis que jai commencé à photographier des gens, j’avoue que les moments de désillusion sont plus fréquents que les succès. La faute à mon manque naturel de culot et à une maîtrise très imparfaite du « délicat » X100. Je ne m’apitoie pas plus longtemps sur mon sort qui est – si j’ai bien compris – le lot quotidien de ceux qui se frottent à ce type de photographie.

Au retour à la maison, chargement du tout dans Lightroom pour voir si par hasard une image n’aurait pas échappé au désastre. Je réussis à sauver ce cliché du naufrage photographique de la session. Et puis je tombe sur cette image :

Concevoir son livre photo

Quand on souhaite faire un livre photo la première question que l’on se pose est souvent celle de la plateforme d’édition. Le choix effectué, on se lance alors tête baissée dans l’outil de mise en page et c’est là que les choses commencent à se compliquer. Je suis aussi tombé dans ce piège lorsque j’ai voulu faire mon premier livre pour illustrer mon projet 365. Côté éditeur, Blurb s’est assez vite imposé par les prestations offertes, malgré des prix supérieurs à ses concurrents : livres de qualité, outils nombreux et puissants, possibilité de faire des ebooks voire de vendre ses livres. Je me précipite alors sur l’outil Booksmart (n’ayant aucune compétence Indesign) pour voir ce que je peux en tirer avec l’aide des didacticiels de Blurb. Et je me suis retrouvé devant une page blanche et pas mal de questions : quel type de livre, quelles photos, comment les classer, quels textes, quelles légendes, un index ?

Sous-expositions

Franchir les portes d’un musée, un appareil photo à la main, est toujours une grande aventure : on ne sait jamais vraiment à quelle sauce on va être croqué. Les trois expériences très différentes auxquelles j’ai été confronté ces dernières semaines illustrent assez bien l’absurdité des règlements appliqués avec plus ou moins de zèle par le personnel d’accueil (oui, même un accueil mauvais est un accueil). Et si je parle d’absurdité c’est parce que dans la majorité des cas ces restrictions sont totalement contre-productives pour les musées eux-mêmes.

Amiens, je reviens !

Je vous dis Amiens : vous répondez Cathédrale, hortillonnages et Nord, bien que ce soit dans le département de la Somme. Vous imaginez une ville aux briques sombres endormie par le froid. Y aller pour passer une journée de congés, un de ces fameux jeudis, peut vous paraître étrange. Et pourtant.

En arrivant, direction le premier troquet pour un café réveil-matin. La patronne, la cinquantaine, les cheveux rouge feu et des lunettes improbables vous acceuille d’un « bonjour mon chéri, quech’tu veux boire » auquel on ne s’y attend pas vraiment. S’en suit un moment de convivialité que le parigot que je suis devenu – je suis vendéen en vrai – ne trouve pas à tous les coins de rue. Une discussion sur tout et rien interrompue à chaque minute par le salut des habitués qui passent. Ce premier contact me dit que j’ai bien fait d’y revenir, à Amiens. Il fait beau (plus de 20 degrés en ce début de mars), les gens sont sympathiques et je vais découvrir une ville pleine de surprises.

La panne

Un mois sans article. Pas une phrase, pas un mot. La panne. J’en vois déjà qui nient mais je le sais : ça arrive à tout le monde hein ? Ce n’est même pas un manque d’inspiration, les idées d’articles s’accumulent au gré de mes lectures ou de mes échanges sur twitter. Il arrive simplement que l’on ait juste perdu l’envie d’écrire. Car écrire même un blog sans aucune prétention littéraire fonctionne avec les mêmes ressorts que tous les autres types d’écritures dits « plus nobles ». Cela implique d’être en condition de motivation et d’envie…

Un imposteur au musée

Vous êtes déjà allés visiter un musée avec votre appareil photo ? Oui forcément, comme moi vous avez toujours de quoi photographier sur vous. N’avez-vous pas ressenti un léger sentiment d’imposture ? Euh, c’est à dire ? Je m’explique. Il y a quelques jours je visite les collections permanentes du Centre Pompidou que je n’avais pas fréquenté depuis un bon moment. Mon X100 dans ma poche, je ne peux m’empêcher de le sortir pour photographier ce que je vois. Et ce que je vois, ce sont des oeuvres d’art. Clic-clac la compression de César, clic-clac les sculptures d’Arman, clic-clac les tableaux de Soulages, clic-clac, clic-clac… Ma frénésie du déclencheur me fait quand même poser quelques questions.

Plein cadre

Dernier des trois actes de ma série « J’ai photographié des gens« . Si vous m’avez suivi jusqu’ici, vous connaissez déjà mes difficultés à photographier des gens. Mes premières tentatives étaient de loin et loin d’être convaincantes. J’avais alors pris conscience de la nécessité absolue de s’engager réellement vers ses sujets ce que j’avais essayé de mettre en pratique lors de ma « Tentative de rapprochement« .

Comment ne pas photographier de dragons au défilé du Nouvel An Chinois

Les journalistes appellent ça un marronier, les photographes un rendez-vous incontournable à Paris : le défilé du Nouvel An Chinois. Pour la seconde année je suis allé dans le XIIIème arrondissement en quête de jolis clichés de dragons, costumes, tambours et autels à offrandes. Mais cette fois-ci avec un petit doute sur l’utilité de ces photographies et me demandant s’il n’y avait pas mieux à faire. Arrivé après 14h, les circonstances m’ont un peu aidé dans ma démarche du nouvel an chinois « 100% sans dragons ».

Tentative de rapprochement

Un mois s’est écoulé depuis mes premières tentatives de photographie de rue. Ou plutôt mes premières tentatives de photographie de gens. J’avais alors évoqué la principale difficulté de ce genre photographique : l’engagement. Car photographier des gens, nécessite de s’approcher physiquement pour pouvoir capter leur regard, leur expression. (j’exclue complètement l’utilisation d’une focale longue qui donne aux images un air de photo volée). Et ce rapprochement physique entraîne inévitablement un rapprochement humain, la principale source d’angoisse des gens réservés. Cette peur est inévitable : peur de déranger, peur du contact avec des inconnus, peur de devoir s’expliquer et surtout peur du potentiel conflit.

Le vignettage ne passera pas l’hiver

J’ai commencé à photographier il y a déjà pas mal d’années et comme tout jeune photographe débutant dans la vie active acquérir du matériel au meilleur rapport qualité/prix était primordial. En ce temps (je suis en mode vieux qui raconte sa vie, mais c’est juste pour l’introduction), internet n’existait pas encore et avoir des informations fiables sur le matériel disponible était autrement plus compliqué qu’aujourd’hui.